Juriste, ex-président de la Haute autorité de la primaire de gauche, Thomas Clay est invité pour parler de la révision constitutionnelle pour la moralisation de la vie publique.

Thomas Clay, ancien président de la Haute autorité de la primaire de gauche
Thomas Clay, ancien président de la Haute autorité de la primaire de gauche © AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT

A propos de ce texte de moralisation de la vie publique présenté par François Bayrou, Thomas Clay estime que, même si "le politique comble son retard par rapport au citoyen", il s'agit d'un texte qui arrive "sous la pression de l'opinion publique".

Ça vient tard. Ce qu'on attend du politique, ce n'est pas qu'il agisse sous la pression, c'est qu'au contraire il définisse les bonnes pratiques, plutôt qu'il n'intervienne à posteriori pour constater qu'il n'a pas eu lui-même les bonnes pratiques

"Il a fallu en arriver aux affaires du printemps de cette année pour qu'enfin le politique se saisisse de tout cela. Ça montre le décalage entre le citoyen et le politique" :-

La suppression de la cour de Justice de la république constitue, pour le juriste, un bon exemple du retard accumulé : "Je me souviens du candidat Hollande l'annonçant triomphalement le 6 février 2012. Cinq ans plus tard, on l'a toujours."

Quelle utilité de cette loi de moralisation de la vie publique ?

Pour Thomas Clay, il manque des éléments pour rendre cette loi efficace : la réduction du nombre de parlementaires, ou la question de l'immunité parlementaire :

Le philosophe Michel Onfray dénonce dans la presse une "tricherie" lors des résultats affichés du 1er tour de la primaire à gauche, dont Thomas Clay, alors qu'il en était le président de la Haute autorité. "Il se perd dans des analyses qui sont d'habitude plus pertinentes", estime ce dernier :

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