Laurence Debray, historienne, est l'invitée d'Ali Baddou à 7h50.

Laurence Debray, fille de Régis Debray nous parle du passé révolutionnaire de ses parents dans son livre "Fille de Révolutionnaires" (ed. Stock), et revient sur sa jeunesse si particulière.

Sur la crise catalane

Laurence Debray pose son regard d'historienne sur la crise catalane en Espagne : "Je pensais que Prince Felipe allait offrir aux catalans une porte de sortie (...) il faut [comme son père] aussi qu'il entre dans l'histoire (...) il incarne l'unité du pays, l'état, c'est à lui de jouer, il faut un souverain charismatique a la barre".

Sur l'héritage intellectuel familial

"Mon père m'a rabâché qu"il préferait la famille élective à la famille génétique, c'est difficile de se raccrocher parce que je ne connaissait pas leur histoire (...) 'ai appris a l'ecole qu'il était allée en prison, j'avais juste l'écrivain un peu bourru à la maison, il fallait rassembler le puzzle pour comprendre que j'étais l'héritière d'une histoire hors du commun"

Ce livre était libérateur, une réparation, il fallait que je comprenne d'où je viens

"Mes parents ont lu le livre, ils m'ont demandé d'enlever certains passages, le but n'était pas de les choquer...

[Dans la famille Debray] on est très mauvais pour la com', il n'y a pas beaucoup de repas de famille d'ailleurs!

Le regard d'une nouvelle génération sur la précédente

"On a le droit de remettre en question des illusions, des mythes, des légendes et des non-dit", poursuit Laurence Debray, "c'est un regard irrévérencieux, pas méchant".

"J'ai voulu comprendre pourquoi on prend les armes, on s'engage dans la lutte armée au Venezuela, pourquoi on vit à Cuba, pourquoi on part en Bolivie avec le Che (...) C'est une génération qui devait faire face a la guerre froide...".

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