Sebastião Salgado, photographe, est l'invité d'Ali Baddou à 7h50.

Deux jours après son intégration officielle à l'Académie des Beaux Arts, Sebastião Salgado revient avec Ali Baddou sur sa carrière de photographe marquée par des projets au long cours, consacrés au travail, aux réfugiés et à l'environnement. 

A propos de l'un de ses clichés les plus diffusé, le photographe explique : "La patte de l'iguane, on a l'impression que c'est la main de celle d'un guerrier du Moyen-Âge avec sa côte de maille".    

Sur la reforestation du Brésil, l'ONG fondée par Salgado, Terra, a planté 2 millions et demi d'arbres, il explique que la ferme de ses parents a été transformé en parc, pour recréer des points d'eau nécessaires : "Il faut qu'on plante plus de 150 millions d'arbres dans les prochaines années "  

Il y a-t-il une "méthode Salgado"? "Pas de méthode, j'ai étudié l'économie, ce qui m'a permis d'avoir une compréhension de la société (...) j'ai lié mon travail aux moment historiques que j'ai vécu". 

Sur l'usage du noir et blanc : "Le noir et blanc c'est une abstraction, (...) on montre mieux la dignité des personnes (...)J'étais obligé de faire la couleur au début, à Sygma, Gamma, Magnum, les commandes arrivaient en couleurs, mais mes dernières photos couleurs c'était 1987, l'anniversaire de la révolution soviétique sur la Place Rouge à Moscou, après, plus jamais".

On peut photographier si on a une autorisation tacite, un certain confort, mais quelque fois la seule chose à faire, c'est de mettre l'appareil par terre et pleurer

A propos de son travail sur la guerre au Rwanda : "J'ai vécu des journées avec des montagnes de morts, entassés par des bulldozers, à ce moment là, j'ai su qu'il fallait que j'arrête". C'est à ce moment-là qu'il décide de rentrer au Brésil, pour transformer la ferme de ses parents"

Je ne suis pas sur Instagram. Instagram, ce n'est pas de la photo, c'est un nouveau langage qui s'appelle l'image

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