Ségolène Royal, ancienne ministre de l'Ecologie et ambassadrice des Pôles, est l'invitée d'Ali Baddou à 7h50.

L'ancienne ministre de l'Écologie Ségolène Royal a insisté ce vendredi, à l'occasion de la journée internationale des Droits des femmes, sur les liens étroits entre la lutte contre les violences faites aux femmes et la lutte contre le dérèglement climatique.

Au micro d'Ali Baddou, Ségolène Royal rappelle que les femmes sont à la fois des victimes mais aussi une grande part de la solution. Si aujourd'hui 80 % de la terre est exploitée par les femmes, elles n'en sont propriétaires qu'à 5 %, explique l'ambassadrice des Pôles, qui estime qu'avec plus de moyens pour posséder ces terres, s'équiper et investir, les femmes apporteraient des solutions permettant d'amoindrir les migrations climatiques et de lutter contre la pauvreté alimentaire.

Interrogée sur la parité dans les fonctions des élus dans les collectivités locales, alors que France Inter publiait hier les conclusions d'une étude où les élues occupaient bien moins de postes à responsabilité que leurs confrères, Ségolène Royal estime qu'il faut obliger la parité jusque dans les thématiques des portefeuilles des élus pour sortir du schéma "budget" et "infrastructure" aux hommes, "petite enfance" et "animations culturelles" aux femmes.

L'ancienne ministre rappelle au passage les trois urgences de la société pour favoriser la condition des femmes, dont l'égalité professionnelle n'est qu'un pan. 

Invitée enfin à donner son avis sur un éventuel retour de la taxe carbone, Ségolène Royal s'y dit fermement opposée et rappelle que la colère des "Gilets jaunes" est née d'abord de l'écologie punitive.

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Ségolène Royal © Radio France / Anne Audigier
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