En ces temps de confinement, Mgr Olivier Ribadeau Dumas, recteur du sanctuaire de Lourdes et invité d'Inter vendredi, s'est dit "inquiet pour les hôteliers, les commerçants, pour tous ceux qui vivent des pèlerinage. Pour le sanctuaire, également, qui ne vit que des dons des fidèles".

Comme tous les lieux recevant du public, le sanctuaire de Lourdres (Hautes-Pyrénées) a du fermer ses portes en raison de la pandémie de Covid-19 qui touche la planète et des mesures de confinement prises par le gouvernement français. "Les Lourdais et les responsables du Sanctuaire sont des citoyens avant tout", estime Mgr Olivier Ribadeau Dumas, recteur du sanctuaire. "Et nous ne pouvions pas nous permettre que ce lieu soit un lieu de propagation du virus", poursuit-il. 

"Je suis inquiet pour les hôteliers, les commerçants, pour tous ceux qui vivent des pèlerinage. Pour le sanctuaire, également, qui ne vit que des dons des fidèles. Or nous n’avons plus de ressources aujourd’hui. Je remercie ceux qui nous aiderons, nous avons besoin de Lourdes."

Le sanctuaire de Lourdes a également mis à disposition un bâtiment pouvant accueillir jusqu'à 800 personnes à destination des malades du Covid-19 en précarité. Il n'accueille pour l'instant qu'une vingtaine de personnes.  

Prières à distance

Sur les réseaux sociaux, des célébrations sont retransmises. "Cela fait plus de trois semaines que nous avons une prière continue à Lourdes, pour porter devant Marie les milliers d’intentions de prières que nous recevons quotidiennement", détaille Olivier Ribadeau Dumas.  

"Rien ne remplacera le contact réel, mais une vraie communion peut se faire entre des gens séparés et isolés les uns les autres."

"Les célébrations de Pâques se dérouleront en tout petit comité, nous allons les retransmettre. Ce qui est important, c’est que les gens puissent vivre leur foi", a-t-il estimé vendredi matin sur France Inter. Impossible, évidemment, de reporter les fêtes pascales, "fixées par des règles strictes, des règles saintes". "Mais nous célébrons Pâques à chaque messe, au moment de l’eucharistie : c’est la victoire de la vie sur la mort."

Accompagner dans la mort, accompagner les proches

Si les malades du coronavirus sont inaccessibles, dans les hôpitaux, par mesure de sécurité, "_un certain nombre d’aumôniers peuvent atteindre des services hospitalier_s". "Ils ont peu de temps, et c’est assez dramatique. Mais il est du ressort de notre humanité d’être accompagné jusqu’au bout."

"Les aumôniers peuvent être auprès des familles, c’est aussi important d’être aux côtés de ceux qui sont dans l’incapacité d’accompagner leurs proches. L’écoute avec empathie, l’écoute de soutien est essentielle. Elle se fait par téléphone, par Skype, mais c’est une dimension importante.

  • Légende du visuel principal: Mgr Olivier Ribadeau Dumas © AFP / Janek Skarzynski
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