Catherine Millet, écrivain, est l'invitée d'Ali Baddou à 7h50. Elle revient sur la tribune des 100 femmes publiées dans le Monde, qui demande le "droit d'importuner" et qui a créé la polémique après la vague de soulèvement contre le harcèlement sexuel.

Catherine Millet s'explique après sa tribune polémique sur la question du harcèlement.  Comment faire entendre une autre parole des femmes? 

"Il y a beaucoup d'exagération de la part de nos adversaires [qui sont ] dans une position beaucoup plus polémique que nous (...)Nous avons voulu nous faire l'écho de ce que nous entendions autour de nous", explique Catherine Millet.  

Qu'il y ait une condamnation du viol, nous ne sommes pas idiotes ! Mais de là à interdire le moindre geste... 

Catherine Millet justifie cette tribune en mettant en garde contre une "société totalitaire" : "C'est très grave, réagit l'écrivain, ça veut dire que tout le monde va surveiller tout le monde", avant de citer le cas du journaliste de LCP Frédéric Haziza, mis en accusation puis réintégré dans sa rédaction.

Le cas de Frederic Haziza est assez exemplaire (...) Il m'a envoyé un texto en disant 'J'ai lu votre tribune les larmes aux yeux'

"On a ouvert une adresse internet, on continue de recueillir des signatures" explique Catherine Millet,"On a recueilli la signature de la victime de Polanski, un message aimable d'Elisabeth Badinter (....) Toutes ces femmes mises sur le devant de la scène ces derniers temps, il y en a autant en face".

C'est un projet de loi en Suède qui a fait réagir Catherine Millet : "Dans les relations sexuelles, amoureuses, il y a parfois une zone de flou".

On empêche le flirt maintenant, ça devient fou !

"Il faut que les femmes soient fortes"

Catherine Millet explique notamment son opposition à la loi qui condamne les "frotteurs" du métro : "Ces féministes qui veulent entretenir les autres dans le rôle de la proie fragile, elle ne leur rendent pas service"

Si ça arrive, vous passez à autre chose et vous ne vous traumatisez pas pour le reste de votre vie

Et quand Ali Baddou revient sur des propos tenus sur France Culture où l'écrivain déclarait, à propos du viol : "C'est mon grand problème, je regrette beaucoup de ne pas avoir été violée. Parce que je pourrais témoigner que du viol, on s'en sort." Elle réplique ainsi qu'elle s'appuie sur "des témoignages de femmes [qu'elle a] rencontré" et qui ont réussi à "surmonter cette épreuve".

Je demande pas à ce que tout le monde vive comme moi, je demande de la tolérance

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Catherine Millet en 2014 © AFP / JOEL SAGET
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