Caroline Fourest, essayiste et journaliste, est l'invitée d'Ali Baddou à 7h50.

Caroline Fourest estime “qu’il y a plus urgent que déboulonner les statues, comme se mobiliser ensemble contre les violences policières  par exemple”. Selon l’essayiste, “Il faut renouveler les regards, mais ce serait souhaitable d’ériger de nouvelles statues, pour des héros et héroïnes de nouvelles émancipations”.  

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Si on se met à déboulonner toutes les statues des grands hommes qui ont eu des propos racistes, ou sexistes ou homophobes, il n’y aura plus aucune statues, aucune plaques, aucune rue… 

Selon l’autrice de “Générations offensées”, il faudrait peut-être pouvoir indiquer sur les plaques commémoratives “la part d’ombre et la part de lumière”, des grandes figures comme Colbert à l’Assemblée nationale, par exemple. 

Dans le cas de Jules Ferry, autre exemple,  “on doit rappeler que ces propos [sur les races supérieurs], ont été combattuq par d’autres grands républicains. Le legs qu’il nous laisse, c’est l’école laïque qui permet à tous les citoyens de grandir à égalité, et de ne pas vivre la domination d’une religion sur une autre. Il a laissé un leg et des actes plus important pour nous qui permet de grandir à égalité”

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Des Etats-Unis à l'Europe, "une uniformisation des luttes"

Nous vivons une uniformisation des luttes, et c’est à la fois excitant et parfois un peu stérilisant. On importe une vision de la culture de l’antiracisme et du féminisme  qui n’est plus l'américaine. 

Le contexte en France n’est pas le même qu’aux Etats-Unis. “En france nous avons un racisme post colonial et ça ne veut pas dire qu’il n’y pas de racisme anti-noir, pas du tout. Il y a un racisme anti-noir. Il y a des dérapages de la police, il y a des brutalités ,  mais ce n’est pas du tout la même ampleur", estime Caroline Fourest.

Elle se "félicite que ‘l'émotion après la mort de George Floyd nous permettre d’avoir ce débat, mais ce ne peut pas être dans les mêmes termes qu’aux États-Unis". 

Elle rappelle qu'en France, 10 à 15 personnes meurent à cause de la police, et  quasiment 20 personnes meurent parce que policiers chaque année. "Ce contexte nous  oblige à un peu plus de responsabilité, mais ça ne veut pas dire que ça  nous oblige au silence." 

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"Il y a une tendance à cultiver un antiracisme et féminisme plus identitaire" explique-t-elle au sujet du monde universitaire. "Concernant les femmes et les homosexuels, aujourd’hui ces cursus sont nécessaires mais ils doivent être plus exigeants et élaborés."

"Notre problème ce n’est pas seulement le racisme mais la montée de l’extrême-droite, car dans les politiques victimaires, le grand gagnant derrière c’est l’extrême-droite. Quand on vit dans un continent comme l’Europe, l’extrême-droite peut un jour récupérer toutes nos peurs"

Interrogé sur le film Autant en emporte le vent, qui doit être reprogrammé avec l'ajout d'une contextualisation sur la pratique de l'esclavage aux États-Unis, elle note que c'est mieux que la censure et regrette la tendance  "quasiment à la purification de la culture". Dans ce contexte, cette recontextualisation est "un moindre mal peut-être nécessaire."

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  • Légende du visuel principal: Caroline Fourest © AFP / Joel Saget
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