Quelles leçons tirer de la campagne présidentielle pour la droite ? la gauche ? Dominique Reynié, directeur de la fondation pour l’innovation politique, est l'invité d'Ali Baddou.

Dominique Reynié
Dominique Reynié © AFP / PASCAL GUYOT

Le directeur de la fondation pour l’innovation politique estime qu'en politique "il y a des filiations mais pas d'héritage (...) Le pouvoir d'arrache par la force, certains disaient qu'il se ramasse".

On a vu, le 8 mai les efforts de François Hollande pour inscrire une parenté quasi génétique, avec un comportement très paternaliste

"Je pense qu'il essaiera de faire [cette rupture] sur un sujet particulier, qui est de prendre des décisions, de trancher".

Sur la mise en scène du Louvre, au soir du second tour

Dominique Reynié confie avoir trouvé la mise en scène un peu " en contradiction avec le profil d'Emmanuel Macron" et "sa nouvelle image de la politique dans une société qui, en tous cas au 1er tour de la présidentielle, n'a pas exprimé tout à fait ce qu'on a retrouvé au pied de la pyramide".

Sur les investitures de La République en Marche aux législatives

Ce sont des élections capitales, estime Dominique Reynié, car elles jouent sur des 'ancrages territoriaux', avec "des obligés des clientèles, des services rendus, donc un exercice très particulier".

C'est un funambule, échouer maintenant c'est presque tout rater

"Sa principale promesse, c'est le renouvellement de la vie politique, un besoin absolument essentiel de notre démocratie", poursuit Dominique Reynié :

Emmanuel Macron a objectivement une base très fragile, cette fragilité-là va le déterminer, à moins que les législatives ne lui permettent d'ancrer sa nouvelle autorité

"Je suis frappé, termine le directeur de la fondation pour l’innovation politique, par cette cohabitation étonnante, presque caricaturale entre une histoire personnelle qui est triomphale et une réalité politique française qui est dramatique et très menaçante".

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