Pour les magistrats les propos de Hollande "posent un problème institutionnel", le secrétaire général de l'Institut des hautes études sur la justice est l'invité d'Ali Baddou

Marteau du juge tenant une salle de tribunal
Marteau du juge tenant une salle de tribunal © Getty / Chris Ryan

Le secrétaire général de l'Institut des Hautes Études sur la Justice a voulu revenu sur les propos de François Hollande tenus dans le livre de Fabrice Lhomme et Gérard Davet, "Un président ne devrait pas dire ça". Dans ces entretiens accordés aux deux journalistes du Monde, le Président déclare : "Ce n'est pas une engeance facile, la magistrature, il ne faut vraiment pas commettre de fautes, on peut être lynché." "Cette institution, qui est une institution de lâcheté (...) parce que c'est quand même ça, tous ces procureurs, tous ces hauts magistrats, on se planque, on joue les vertueux... On n'aime pas le politique", ajoute-t-il.

L'ensemble de la magistrature française a dénoncé jeudi les propos de François Hollande sur la"lâcheté" présumée de ce corps, évoquant une "nouvelle humiliation" après celles infligées par son prédécesseur Nicolas Sarkozy, qui a entretenu un lourd contentieux avec les juges sous sa présidence.

Antoine Garapon reconnait : "Les relations entre le pouvoir politique et la justice sont traditionnellement mauvaises voire exécrables, c'est vrai pour toutes les démocraties, mais particulièrement en France, pour des raisons historiques, parce que nous avons bâti un État par le centre, la puissance, l'auto-contrôle".

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