Jean-Cyril Spinetta, ancien PDG d’Air France, auteur d’un rapport sur l’avenir du transport ferroviaire, est l'invité d'Ali Baddou à 7h50.

Au lendemain de la remise de son rapport sur l'avenir du transport ferroviaire au Premier ministre, Jean-Cyril Spinetta justifie ses principales propositions au micro d'Ali Baddou. 

Il s'explique notamment sur la fin du régime des cheminots, la fin de l'extension du réseau à grande vitesse et revient sur le maintien ou non des lignes peu fréquentées. 

"J'ai essayé de proposer des mesures de bon sens", explique Jean-Cyril Spinetta, dans un système "soutenu par 13 millions d'euros de subventions publiques par an". 

Sur la privatisation de la sncf, l'ex-PDG d'Air France l'affirme, "c'est impossible" : 

La sncf ce ne sera jamais une entreprise comme les autres, affirme Jean-Cyril Spinetta, qui cite "un exemple malheureux de concurrence : le Fret".  

Trop de droits pour cheminots ?  

"Je ne dirais pas ça. C’est un héritage historique et culturel. Le problème du statut c’est pas les salaires, c’est des sujets comme quels métiers et quelle organisation du travail. Ce qui ne va pas c’est le cadre immuable, alors le statut est négatif.
Les cheminots doivent accepter que dans un monde qui change, les conditions de leur emploi doivent changer". 

On doit s'interroger sur le transport ferroviaire explique l'ex-PDG d'Air France, qui préconise plutôt de concentrer les investissements dans les grands pôles d'agglomération, puisqu'ailleurs "le transport de personnes peut être assuré par d'autres moyens que le ferroviaire".

Ne parlons pas de rentabilité, cela n’a aucun sens. Le TER coût 4 milliards d'euros par an pour des recettes d'un milliard. 90% du transports se fait sur 30% du réseau : quand il n'y a pas de public, que fait-on quand les trains sont vides ?

"Il y a 3 millions de voyageurs par jour en Île de France, c'est là-dessus qu'il faut concentrer les efforts", là où il n'y pas eu, selon lui, "d'investissement pendant plus de 20 ans" .

"Le prix maximum en seconde classe est incongru, dans un système de concurrence c'est franchement surprenant", estime aussi l'auteur du rapport sur la réforme de la SNCF.

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