La philosophe Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste, publie " Le souci de la nature"(CNRS Editions). Elle est l'invité d'Ali Baddou.

"Un sourire" : c'est ce qu'inspire la notion de "président Jupitérien" à la philosophe Cynthia Fleury , autant qu'"une crainte" :

Il n'a échappé à personne qu'on réflechit tous à un nouveau passage, à la VIe république, [qui est] justement l'anti-thèse de ça : un rapport idolâtre au pouvoir, assez illusionné (...) il y a une forte appétence, chez les individus, d'un délire charismatique.

Mais la psychanalyste prévoit aussi un "effet retour " : car "il y a quelque chose de tellement ridicule que l'on vient soi-même payer très très cet excès de ridicule".

Il y a quelque chose dans le pouvoir qui est une religion continuée

Comment organiser la question collective ? La philosophe estime que "le grand enjeu de la démocratie est de construire d'autres types de légitimité".

Le risque d'une tyrannie de la majorité élue aux législatives?

Une majorité qui peut se révéler une "boîte noire" estime Cynthia Fleury qui pense que l'on " peut avoir des godillots nouvelle espèce" ou au contraire quelque chose de totalement inattendu : "ce n'est pas inintéressant tout de même", poursuit-elle en citant Tocqueville :

"La France est un système républicain qui considère que l'intérêt général n'est pas la somme des intérêts particuliers". Est-ce une combinaison entre les minorités et la majorité active? "C'est la clé à trouver", estime la philosophe.

La Nature comme pilier du contrat social

Cynthia Fleury explique le but de son dernier ouvrage, co-dirigé avec Anne-Caroline Prévot : "s'interroger sur l'extinction de l'expérience de Nature. Est-ce que cela vient impacter nos choix futurs de politique publique?", se demande-t-elle, en avançant notamment la notion de biophilie : "le fait de dire que l'Homme n'a pas accès à son humanité sans passer par une relation plus harmonieuse avec la Nature".

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