Le pdg d'Orange Stéphane Richard est l'invité de la matinale à 7h50. Il revient notamment sur l'éventualité de la mise en place d'une application de traçage en vue de la lutte contre le coronavirus, et sur les dividendes de l'entreprise, qui vont être "réduits de 30%".

Stéphane Richard
Stéphane Richard © AFP / ERIC PIERMONT / AFP

Alors qu'Emmanuel Macron a laissé la porte ouverte à une application de tracking en vue du déconfinement, avec un débat sans vote à venir à l'Assemblée nationale, le PDG d'Orange, Stéphane Richard, s'est dit lui aussi ouvert à une telle application : "La question est de savoir si on pense que la technologie peut aider à combattre le virus. Si c'est le cas, ce serait irresponsable de fermer cette voie pour des raisons qui relèvent davantage du fantasme que d'autres choses", explique-t-il. 

Selon lui, la vraie question qu'il faudra poser est celle des garanties que l'on pourra apporter aux utilisateurs : "La première, c'est de respecter le consentement, il ne s'agit pas de l'imposer à qui que ce soit ; deuxièmement il faudra un droit à l'effacement prévu dès le départ, que cette application s'auto-détruise ; et enfin qu'elle ne repose pas sur les données des opérateurs, et notamment pas sur la géolocalisation, mais sur une autre donnée, le bluetooth, qui conserve un historique des contacts à l'intérieur du téléphone", explique-t-il. 

En cette période où les Françaises et les Français sont appelés à rester chez eux, le PDG de l'entreprise explique que le trafic voix a été multiplié par deux, et que le trafic Internet a bondi de 30% depuis le début du confinement sur l'ensemble de la journée, avec un lissage des pics habituels de connexion. Le télétravail a été multiplié par dix, avance-t-il également, tout en précisant que les réseaux ont tenu la charge, même s'il a fallu faire des ajustements en début de période. 

Même s'il reconnait que le secteur des télécoms "va être moins affecté économiquement que d'autres secteurs", il rappelle qu'une "grande partie de notre activité est à l'arrêt", citant notamment les boutiques fermées et donc la vente de téléphones au point mort, ainsi que les clients entreprises qui risquent, notamment pour les petites entreprises qui subissent la crise de plein fouet, d'avoir des retards de paiement. 

Alors que de nombreuses entreprises ont annoncé qu'elles ne verseraient pas de dividendes à leurs actionnaires cette année, Stéphane Richard annonce que le conseil d'administration d'Orange a décidé "non pas d'arrêter la distribution de dividendes, mais de la réduire de 30%". Il justifie cette décision notamment par la présence de beaucoup de petits porteurs parmi les 600 000 actionnaires d'Orange, ainsi que de l'Etat, qui touchera aussi une partie de ces dividendes. 

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