Marc Lazar, directeur du Centre d’histoire de Sciences Po, est l'invité d'Ali Baddou.

Alors que les populistes italiens du Mouvement 5 étoiles ont assuré jeudi soir qu'ils soumettraient lundi au président de la République Sergio Mattarella le programme du premier gouvernement antisystème en Italie, un "contrat" auquel ils mettaient la dernière main, Marc Lazar analyse la situation. Selon lui, Matarella a son mot a dire, et c'est bien lui qui choisira, au final, les ministres. Toutefois, il y a bien un risque d'éclatement : 

Il tempère, dans le même temps : "La capacité d'absorption des institutions italiennes est très forte." L'historien et sociologue explique aussi que si le mouvement de la Ligue du Nord peut ressembler au FN, en revanche, "le Mouvement 5 étoiles ne peut pas être comparé à la France Insoumise".

Et Berlusconi, qu'en reste-t-il? "Berlusconi ne représente plus grand-chose", affirme Marc Lazar mais relève son paradoxe : "Il est considéré aujourd'hui comme l'un des éléments modérés de centre droit."

Plus on croit que l'Italie va mal, plus elle a des capacités de rebond qui nous étonne

Marc Lazar se dit inquiet pour l'Italie, et l'Europe, mais loue les capacités de la botte alors qu'on "la croit au bord du gouffre" : 

Les invités
Les références
L'équipe
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.