Vincent Cassel, comédien, est l'invité d'Ali Baddou à 7h50. Il tient l'un des rôles principaux du film "Hors normes" d'Olivier Nakache et Eric Toledano, en salles le 23 octobre.

Vincent Cassel
Vincent Cassel © AFP / Ekaterina Chesnokova

Vincent Cassel est l'un des acteurs principaux du film "Hors Normes" d'Eric Toledano et Olivier Nakache, qui sort mercredi prochain au cinéma. Réputé pour refuser beaucoup de propositions de rôles, il dit avoir accepté tout de suite ce rôle, d'abord parce qu'il connaissait le travail du duo de réalisateurs (reconnu notamment pour "Intouchables", "Samba" ou "Le sens de la fête"), mais aussi pour la force des rôles "de ces deux mecs, qui existent vraiment, qui sont des figures très intéressantes, presque des saints". 

Dans ce film, il joue le rôle d'un homme à la tête d'une association qui prend en charge des personnes atteintes d'autisme. Et pour cela, il a passé du temps auprès de ces associations, notamment "Le silence des justes" dont l'action est racontée dans le film : "Je me rappelle de ce que j'ai ressenti quand je suis tombé sur ces ados autistes, je n'y connaissais rien, et après ma première petite période avec ces enfants autistes, je suis sorti un peu bouleversé, avec un vrai doute sur le fait que nous allions faire une comédie".

"Hors Normes" est aussi une comédie : on rit beaucoup, on rit mouillé, on rit et on pleure"

"Ce que font apparaître Eric et Olivier ce sont des moments de bonheur au sein de ces associations", explique-t-il. 

"Tourner avec des gens touchés par l'autisme, c'est leur laisser donner le timing", explique-t-il, une partie des comédiens du film n'étant pas professionnels, dont certains adolescents qui viennent de ces associations : "Ils disent ce qu'ils veulent quand ils veulent, nous on est là pour renvoyer la balle : c'est très amusant, on sort du schéma classique professionnel des plateaux, tout ça éclate, et c'est pour le mieux", raconte Vincent Cassel. 

Dans ce film "accessible à tous", Vincent Cassel rappelle qu'il "se sent encore dans un personnage. Toujours ! Et c'est ça qui est drôle". "On met toujours beaucoup de soi même mais on met toujours des masques quelque part. Souvent, les masques au cinéma nous servent de distanciation, et finalement sont juste une manière de se révéler un peu plus", précise le comédien.

Engagé dans un collectif, Kourtrajmé, depuis 1996, aux côtés de Kim Chapiron, JR ou Romain Gavras, il défend "une vision et une envie de faire les choses : je ne réfléchis pas trop, j'essaie de faire, et après j'en tire les conclusions et je regarde en arrière. On est vraiment dans l'action, on fait du cinéma. On n'est pas critiques, on est acteurs, réalisateurs, producteurs". 

"J'aime le cinéma, mais je préfère la vie plutôt que le cinéma. Le cinéma s'inspire de la vie, continuons à vivre en parallèle !"

Sur l'industrie du cinéma, il estime qu'on "est en train d'assister aux derniers soubresauts d'un dinosaure qui s'appelle Hollywood et qui est en train de mourir, qui continue à faire des blockbusters pour vendre du pop-corn, mais tout ça est creux, insipide, ça touche à sa fin, et les séries sont là, avec une liberté de ton, pour nous sauver". 

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