L'humoriste Blanche Gardin, qui soutient la Fondation Abbé-Pierre, a réalisé une "interview surprise" de son directeur général Christophe Robert, dans le 7/9 de France Inter.

"J'avais très envie de venir aujourd'hui parce qu’il m'est apparu quelque chose de flagrant quand je me suis rapproché de la Fondation Abbé-Pierre et des Enfants du canal : je me suis rendue compte que ma vision des sans-abri était un peu fataliste. (...) Mais ce n'est pas vrai, ce n'est pas une fatalité". Invitée de France Inter vendredi matin, l'humoriste Blanche Gardin a apporté son soutien à la Fondation Abbé-Pierre en invitant et en interviewant son directeur général, Christophe Robert. Elle donnera une représentation le 31 mars dont tous les bénéfices iront à la Fondation Abbé Pierre et aux Enfants du canal. "Au rythme où les dons chutent, l'an prochain il faudra faire le Parc des Princes" a-t-elle ironisé.

"Je pensais que c'était leur distribuer des couvertures, du dentifrice, un plat chaud l'hiver et de temps en temps une place dans un centre d'hébergement d'urgence. C'était une sorte de fatalité, comme on a du lierre sur les maisons. On est un peu plus sensible au problème quand c'est l'hiver, quoiqu'en plus c'est un peu débile parce que plus de gens meurent à la rue l'été que l'hiver" a-t-elle continué avant de s'adresser à Christophe Robert. 

"Ce serait marrant si ce n'était pas tragique"

"Depuis 10 ans, on voit une augmentation de 50 du nombre de sans domicile en France donc une question me brûle les lèvres : qu'est-ce que vous foutez ?", lance sur un ton humoristique Blanche Gardin. "Ce serait marrant si ce n'était pas tragique. Je voudrais qu'on se réveille collectivement sur cette question. On a l'impression que ça fait partie du paysage et c'est insupportable dans un pays comme le notre. (...) Il n'y a aucune fatalité dans cette histoire, il faut faire autrement" a répondu Christophe Robert.  

"L'idée ce n'est pas de dire que rien ne se fait. Mais aujourd'hui, on apporte des réponses temporaires d'urgence à des situations d'urgence. Une nuit ici, une semaine par là ; l'hiver, parce qu'on dit qu'on ne peut pas rester à la rue. Mais c'est pareil l'été ! (...) Il faut inverser la logique, faire du logement le levier de la reconstruction" a estimé Christophe Robert. 

  • Légende du visuel principal: Christophe Robert et Blanche Gardin dans les locaux de France Inter. © Magali Montet
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