Ai Weiwei, artiste, est l'invité d'Ali Baddou à 7h50.

Ai Weiwei
Ai Weiwei © Getty

L'artiste contestataire chinois nous parle de son exposition "D'ailleurs c'est toujours les autres" qui se tient, à partir de demain, au Musée cantonal des Beaux-arts de Lausanne (Suisse). Le titre est d'ailleurs inspiré de l'épitaphe d'un autre grand artiste, Marcel Duchamps :

Duchamps est toujours une source d'inspiration pour moi,

A post shared by Ai Weiwei (@aiww) on

"Bien souvent je remets en question le statut de l'artiste (...) après tout, peut-être que je ne suis pas artiste", questionne l'artiste chinois. "Dans le domaine de l'art, j'essaie de résoudre des problèmes culturels, j'essaie d'utiliser un langage nouveau, l'art vient quand je fais autre chose".

Je fais tout sauf de l'art

Ai Weiwei est aujourd'hui entouré d'une large équipe dans son travail : "On ne fait rien tout seul", concède-t-il. L'interview se déroule dans le musée de Lausanne, au milieu d'une salle remplie de photos de doigts d'honneur :

Ai Weiwei revient sur son travail, fait avec l'aide d'une large équipe de collaborateurs :

Je suis un produit au service des autres

"Je me vois comme un homme habité d'une passion, qui formule un jugement et qui apprécie la peinture, la sculpture, la poésie. Mon père est poète, il a étudié à Paris dans les années 30".

Mon esprit ne vieillit pas comme mon corps

Un artiste face au pouvoir chinois

"J'ai vécu la vie d'un réfugié, j'ai vécu en détention, on m'a retiré mon passeport (...)je suis sur un parcours, qui ne pas durer encore très longtemps, j'ai 60 ans".

Au début de l'année 2017, l'artiste s'est rendu à Lesbos, l'un des plus gros hotspots de réfugiés en provenance des côtes lybiennes. Il a largement relayé son travail sur les réseaux sociaux :

J'essaie de goûter à la réalité de notre époque, même si elle est amère

"Ces tragédies ont été créées par l'homme, nous avons des possibilités de résoudre ce problème. En tant qu'humain, nous devons nous comprendre les uns les autres".

Sur l'état de la Chine : "Il y a en moi de l'espoir"

La Chine, plus grande nation du monde, doit viser des valeurs communes, les droits humains, la démocratie, la liberté (...) mais on en est pas là, et ça va prendre beaucoup de temps

Les invités
L'équipe
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.