Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, est l'invité d'Ali Baddou à 7h50. Il évoque les conséquences du coronavirus et la réforme des retraites actuellement en discussion à l'Assemblée nationale.

Alors que la situation économique en France risque d'être touchée par la crise liée au coronavirus, le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux conseille aux salariés et aux entreprises de réduire au strict minimum les voyages d'affaires, surtout dans les zones touchées par les vacances. Mais que faire pour celles et ceux qui partent en vacances ? "Ils ne sont pas obligés de le déclarer, mais il faudrait qu'ils le fassent : ils ont alors le droit d'être arrêtés par l'ARS et indemnisés par la sécurité sociale pour être placés en quatorzaine". 

Il faut absolument que les gens se parlent pour éviter la propagation du virus 

"Si quelqu'un est parti est vacances en Italie, il reste à la maison, il est indemnisé, et s'il le souhaite il peut travailler à distance", rappelle le président du Medef.

Est-il inquiet pour la santé de la bourse ? "C'est un indicateur, la Chine représente 20% du PIB mondial, beaucoup plus dans certains secteurs, donc forcément ça grippe la machine. Mais la panique des marchés financiers, ce n'est pas le plus important. Le plus important, c'est la santé des salariés, et ensuite, se préoccuper que les chaînes de valeur ne soient pas trop perturbées et pas trop longtemps", dit-il. 

Faut-il faire le choix du protectionnisme, comme le proposent certains ? "Si vous me parlez de fermer les frontières tout de suite, pour empêcher le virus de circuler, c'est une solution totalement fictive (...). Mais pourquoi 80% des médicaments sont-ils fabriqués en Chine ? On a fait le choix collectif, en France et en Europe, de taxer la production de manière disproportionnée. On le paie aujourd'hui. Donc oui, il faut se poser la question de comment on finance notre système de protection sociale et comment on garde des emplois en France", explique le président du Medef, ajoutant qu'il faut aussi prendre en compte l'impact de cette économie mondialisée. 

Enfin, sur la réforme des retraites, faudra-t-il passer par le 49.3 à l'Assemblée nationale ? "Je regrette qu'on ne puisse pas débattre sérieusement", dit-il. "Si le gouvernement prend le 49.3, c'est qu'on arrive pas à débattre sereinement (...) à un moment il faut poser les vraies questions, parler de financement, nous, on veut en parler". "Le 49.3 fait partie de la constitution, mais je trouve dommage qu'on en arrive là". 

  • Légende du visuel principal: Goeffroy Roux de Bézieux © AFP / Thomas Samson
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