A l'occasion de l'entrée au Panthéon de la dépouille de Simone Veil, Annick Cojean, grand reporter au Monde et Delphine Horvilleur, rabbin, sont les invitées de France Inter.

Pour le rabbin Delphine Horvilleur, Simone Veil incarne "un modèle de résilience qui accompagne beaucoup de gens aujourd'hui"  : 

Pour Annick Cojean, elle avait "cette idée qu'il ne faut rien lâcher, jamais (...) C'était une femme en colère, si quelque chose l'irritait le disait vite" mais la journaliste raconte aussi   "cette tendresse infinie qu'elle avait pour les siens."   

Elle revendiquait pleinement le mot féministe, l'égalité 'tranquille' entre hommes et femmes

Pour le rabbin Delphine Horvilleur, elle était "capable de transcender son histoire pour la donner aux autres" et avait cette capacité d'incarner une histoire plus grande pour d'autres" : 

C'était un anti-modèle victimaire. Simone Veil dit 'voilà comment je me suis relevée' 

"Je ne crois pas qu'elle était croyante, mais profondément attachée à la culture juive, aux livres, à la transmission du savoir", explique encore Delphine Horvilleur.

"Elle m'a montré le bloc ou elle était logée dans le camp" explique Annick Cojean, qui avait suivi Simone Veil sur les lieux de sa déportation, "elle en avait gardé une aversion pour les files d'attentes, la proximité (...) Elle gardait son quant-à-soi, sauf pour sa famille pour qui elle avait des trésors de tendresse."

Simone Veil transmet une injonction à témoigner, on doit assurer le relais, elle nous passe le flambeau

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