Invité de France Inter pour son nouveau roman “En attendant le jour” aux éditions Calmann-Lévy, le prolifique auteur de polars, l’américain Michael Connelly, explique comment il s’est inspirée d’une policière de Los Angeles pour son nouveau personnage, une femme, Renée Ballard.

Michael Connelly
Michael Connelly © AFP / Charley Galley

Il laisse son célèbre héro Harry Bosch de côté, mais ne l’oublie pas pour autant : célèbre auteur de polars à succès, l’américain Michael Connelly, sort un nouveau roman, En attendant le jour dans lequel il présente son nouveau personnage, un personnage féminin. “J’ai pris cette décision il y a longtemps, Harry Bosch vieillit en temps réel” explique Michael Connelly, invité de France Inter, vendredi matin. “Il cherche donc quelqu’un pour le remplacer, à qui il puisse passer le flambeau et va croiser Renée Ballard. Je voulais installer ce personnage avant [cette rencontre], qu’elle ait un roman pour elle”.

Personnage inspiré du réel

Ce personnage est une femme car il est inspiré de la détective que j’ai rencontrée” poursuit-il. En effet, le nouveau personnage de Renée Ballard est inspiré de la vie réelle de Connelly : sa source d’inspiration c’est Mitzi Roberts, policière à Los Angelès, avec qui il travaille depuis plusieurs années comme consultante. “Dès que j’écrivais un chapitre, je lui envoyais puis elle revient vers moi à chaque fois et me dit ‘voilà ce que je dirai’, les mots, l’argot. C’est très important pour moi dans l’histoire. Quelque part je suis comme un journaliste, je pose des questions” raconte-t-il. 

Michael Connelly dit vouloir écrire “des histoires justes, vraies et qui reflètent la réalité de la ville, du travail des policiers, des politiciens” : “Ça fait 25 ans que je ne suis plus journaliste mais dans mon coeur je le suis encore”.  Le romancier explique travailler tous les jours, comme un journaliste pour qui “la page blanche n’existe pas” : “Je me lève alors que le soleil n’est pas levé, vers 5 ou 6h et avant que le monde ne s’éveille j’ai quelque chose sur la page”. 

Tuer Harry Bosch ? 

L’arrivée d’une nouvelle héroïne signe-t-elle la fin du héro Harry Bosch de Connelly ? Non, répond le romancier. “Tuer Bosch ? J’ai tellement la chance de travailler sur ce personnage depuis si longtemps et je l’ai fait traverser tant de torture que ça m’attristerait de le tuer. Je vais toujours écrire sur lui, même s’il intervient que petitement dans un roman”.

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