Mathieu Deldicque (conservateur du patrimoine au musée Condé de Chantilly) et Vincent Delieuvin (conservateur en chef du département des Peintures du musée du Louvre) sont les invités d'Ali Baddou à 7h50.

500 ans après la mort de Léonard de Vinci, la France célèbre le génie italien italien de la peinture et de la science, en plusieurs lieux, du château d'Amboise au Louvre en passant par Chantilly.

Le 24 octobre 2019, le musée du Louvre proposera une rétrospective inédite. Le musée détient à lui-seul 22 dessins et 5 des 22 tableaux de Léonard de Vinci dont La Joconde. 

A Chantillly s'ouvre le 1er juin l'exposition La Joconde nue. 

Une quarantaine de "Jocondes nues", aïeules ou héritières de la Mona Lisa de Léonard de Vinci au XVIe siècle, seront exposés à partir du 1er juin au domaine de Chantilly. Une étude récente de laboratoire réalisée au Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France (C2RMF) a mis en évidence plusieurs indices indiquant que la "Joconde nue" de Chantilly, dessin acquis par le duc d'Aumale en 1862 et dont les origines ont longtemps été disputées, a bien été réalisée dans l'atelier de Léonard de Vinci, avec la probable participation du maître toscan.  

Le dessin, réalisé au charbon de bois et rehauts de blanc de plomb, représente une jeune femme androgyne, aux bras masculins mais aux seins ronds et dénudés. Elle esquisse un léger sourire et pose à la manière de la célèbre Mona Lisa du musée du Louvre. L'oeuvre est un "carton", grand dessin préparatoire, à taille de tableau.  

L'exposition, organisée comme une enquête, expliquera au grand public le résultat des analyses scientifiques menées pendant plusieurs mois sur cette Joconde nue.  Très fragile, le carton (c'est-à-dire un dessin piqué servant à reporter une composition sur un panneau) avait été exposé pour la dernière fois dans les années 1990, et succinctement en 2014.  

Une quarantaine d’œuvres, dont six attribuées aux élèves de Léonard de Vinci, empruntées à des collections publiques et privées de plusieurs pays pourront être comparées, au cours de cette exposition.  La question de la représentation de la nudité féminine profane et celle de la production en série de tableaux et de leurs répétitions au cours de la Renaissance sont au cœur de cette exposition.   

  • Légende du visuel principal: Joconde © AFP / Walter Limot
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