Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, est l'invitée du 6h20 de Mathilde Munoz.

Tirailleurs sénégalais à l'instruction dans un camp d'entrainement dans les colonies françaises en Afrique, le 04 décembre 1939
Tirailleurs sénégalais à l'instruction dans un camp d'entrainement dans les colonies françaises en Afrique, le 04 décembre 1939 © AFP / Archives AFP

En pleine controverse sur le déboulonnage des statues, le gouvernement veut rendre hommage aux combattants africains, tirailleurs, goumiers, zouaves ou spahis qui ont participé à la Libération de la France.

Geneviève Darrieusecq appelle les maires à renommer des rues en leur mémoire et publie même un guide pour les aider, un livret intitulé, Aux combattants d’Afrique, la patrie reconnaissante. Il comporte des fiches biographiques pour aider les maires à choisir : "Certains maires ont suivi, comme à Bandol où a été inaugurée une place des combattants d'Afrique" encourage la secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées.

"L'idée était de donner des informations aux maires pour contextualiser le nom de ces soldats, c'est un soutien aux maires" poursuit-elle, "aujourd'hui le nombre de rues aux noms de ces combattants africains, c'est très peu, l'objectif c'est de construire". 

Pédagogie urbaine

Geneviève Darrieusecq veut, sur une plaque, une statue, "raconter de qui il s'agit, quel pan de l'Histoire ce personnage a représenté pour notre pays". 

En pleine controverse sur le déboulonnage des statues de personnages au passé contestable : "Il ne faut pas déboulonner, mais construire, enrichir les choses, expliquer, faire une pédagogie urbaine."

Il faut faire en sorte que dans nos rues et nos espaces publics, on puisse raconter notre histoire de France.

"L'Histoire doit être dite, telle qu'elle s'est passée, elle ne se refait pas, et a une part de tragique et d'injustice, il faut la connaître" affirme Geneviève Darrieussecq. 

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