Leo Battesti, ancien leader du FLNC, chef d’entreprise, initiateur du collectif qui dénonce « l’emprise mafieuse » en Corse, est l'invité de Mathilde Munos.

Leo battesti
Leo battesti © AFP / PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AF

Ce chef d'entreprise est déterminé à "appeler un chat un chat" : "On se réfugie souvent dans le déni, mais on est bien dans un système mafieux en Corse". "Je ne veux pas culpabiliser les Corses, 99,99% de la Corse subit une loi [mafieuse]" explique l'ex-leader du FLNC : "Il y a une adhésion à notre collectif de plus de 2000 Corses.

"En Corse, les gens ont envie que ça change" 

"L'État ne fait pratiquement rien" déplore Leo Battesti :"Autrefois, il avait favorisé la lutte contre la contestation en Corse. Aujourd'hui, une politique surréaliste est menée, on n'est pas capable de juguler l'action nocive d'une centaine de personnes (...) qui font de l'entrisme dans les entreprises". "Pourquoi Macron ne donne-t-il pas des consignes? Nous avons une jeunesse dynamique, la Corse peut surprendre, il faut nous aider" réclame Leo Battesti.

Comment cette action nocive se traduit-t-elle ? Par étapes, d'abord par du "menu fretin", du "racket généralisé sur de nombreux commerces, surtout dans la région d'Ajaccio". Puis cela monte en gamme, dans les entreprises de construction, en particulier. "Nous avons deux fois plus de résidences secondaires et en même temps le taux de pauvreté français le plus élevé : ça donne une Corse à deux vitesses", dénonce Léo Battesti, "à cause de ces gens qui font de la spéculation" .

Les invités
  • Leo BattestiAncien leader du FLNC, chef d’entreprise, initiateur du collectif qui dénonce « l’emprise mafieuse » en Corse
L'équipe
Contact
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.