Le Conseil de déontologie journalistique et de médiation (CDJM) sera lancé aujourd'hui. Une instance qui fait débat. Alexis Lévrier, maître de conférences à l'université de Reims, spécialiste de l'histoire du journalisme, est l'invité de Mathilde Munos.

Pour Alexis Lévrier, la fonction de cette nouvelle instance est de "permettre aux journalistes d'améliorer leurs pratiques et de se rapprocher du public, pas de les sanctionner". Pourtant, il concède bien une ambigüité, évoquant aussi le CSA ("Quel va être le périmètre des deux instances?") tandis que ce spécialiste de l'histoire du journalisme rappelle ce conseil "n'est pas lié à l'état", et que sur ses finances "les journalistes seront mis à contribution".    

Selon Alexis Lévrier , " 18 pays européens ont créé l'équivalent avant la France (...) c'est un outil de médiation , cet échelon peut-être utile pour rapprocher la presse de son public" :  "Personne ne s'empare de réseaux sociaux", explique-t-il en dénonçant "la fabrique de la haine." 

"Ce quinquennat est particulier, avec une forme de brutalité, même physique, marqué par une grande défiance à l'égard de la presse"

"Il n'y pas de régulation des réseaux sociaux, alors qu'il y a de multiples outils de régulation pour la presse" explique-t-il aussi, mettant en avant l'une des missions de ce nouveau Conseil de déontologie journalistique et de médiation.

  • Légende du visuel principal: Le Conseil de déontologie journalistique et de médiation (CDJM), qui fait débat, est présenté par ses créateurs comme un outil de médiation entre les organes de presse et le public © AFP / Riccardo Milani / Hans Lucas
Les invités
  • Alexis LévrierMaître de conférence à l'Université de Reims et spécialiste de l'histoire du journalisme, chercheur associé au Celsa
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