Il y a un an les premières mesures sanitaires étaient prises, aujourd'hui le monde de la culture est à bout de souffle : Enver Recepovic, directeur du théâtre la Comédie Oberkampf, metteur en scène et co-auteur de la pièce "Jamais le deuxième soir", et Polo Anid comédien sont les invités du 6h20.

Les décors prennent la poussière dans les théâtres : cela fait un an que le monde du spectacle est quasi à l’arrêt (en dehors des quelques pièces qui ont pu être jouées entre les deux confinements, l’été dernier). 

"Le temps commence à être très très long mais on se réinvente, on prépare la sortie", confie le comédien, Polo Anid, qui a interrompu les répétitions dès la fin de l'été dernier, faute de visibilité pour son spectacle. "J'en profite pour écrire, pour essayer de nouveaux projets. Je n'ai plus cette confiance de me dire que les échéances vont arriver, donc j'arrive pas à me réjouir d'une sortie prochaine".

Enver Recepovic, directeur du tout jeune théâtre de la Comédie Oberkampf explique : "On répète, on prépare le nouveau spectacle, pour être prêt le 15 avril s'il il y a une bonne nouvelle mais c'est pas la meilleure période pour le théâtre", confie celui qui attend une reprise en septembre. "Le problème, c'est de jouer et de ne pas avoir de monde. Quand on réouvert le 23 juin dernier, c'était plein tout les soirs mais ça n'a duré qu'un mois et demi avant l'été et les départs en vacances. Donc on ne sait pas quoi faire". 

Son théâtre, lors de la reprise l'an dernier, avait pu accueillir 115 places pour chaque représentation avec la jauge imposée par les mesures sanitaires : "Avec gel, masques à l'entrée, ça s'est bien passé".

"Merci l'intermittence"

"On a tellement besoin et envie de jouer, que si c'est devant 4 personnes, ça me va! Si ça tenait qu'à moi, je jouerai en extérieur s'il faut, le manque est là, bien réel, on dépérit de jour en jour" : Polo Anid explique s'être aussi servi d'internet pour des pastilles humoristiques et s'est mis à l'écriture avec une autre comédienne : "Peut être que sans ça, on se serait contenté d'être sur les planches".

"Il y a beaucoup de solidarité, on se rend compte à quel point notre métier nous était précieux : surtout pas lâcher la rampe, non! (Polo Anid)"

Et financièrement, Polo Anid reconnait : "Merci l'intermittence, heureusement j'avais ça, c'est pas le cas de tout le monde". Enver Recepovic explique, de son côté : "Jusqu'en décembre, c'était très difficile, la société était nouvelle, donc j'avais pas droit aux aides", dit celui qui emploie près d'une vingtaine de personnes. 

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