Étienne Gernelle est journaliste et directeur du magazine "Le Point". Il réagit à la mort mercredi soir de l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing.

Étienne Gernelle, directeur du Point, en 2014
Étienne Gernelle, directeur du Point, en 2014 © AFP / Lionel BONAVENTURE

Aussi paradoxal que cela puisse paraître aujourd'hui, VGE était avant tout un président qui a modernisé la France. "C'est un président moderne, ce qui peut contraster avec son style ou la manière dont il est perçu aujourd'hui", reconnait Étienne Gernelle. "Mais c'était un grand réformateur, un audacieux. Il faut se rendre compte de ce que c'était, par exemple, que la loi Veil en 1975 ! Les équilibres politiques n'étaient pas les mêmes. Il fallait beaucoup de courage, de persévérance pour faire cela."

"Giscard était un président moderne, qui aimait la technologie, qui s'intéressait à la société."

Pour le directeur du Point, c'était aussi un président "qui ne comptait pas diriger la France tout seul". "Il a fait des coalitions, des alliances qui ont plus ou moins marché. C'est probablement le dernier grand président français, depuis il y a eu les errances de Mitterrand, une forme d'apathie de Chirac... Parfois, on l'a comparé à Macron, mais Macron est encore loin d'avoir atteint le niveau de réforme de Giscard, qui a profondément modifié la France."

"Il s'est intéressé à la vie des Français, même si la sienne était un peu à part", ajoute Étienne Gernelle. Tout en étant aussi un très bon communiquant : "Sa façon se se mettre en avant, on peut en rire parfois, mais ça a marché et il a insufflé un style. C'était un personnage très étonnant, très paradoxal, très proche de son époque. Les années Giscard ont profondément changé la société française."

Les invités
L'équipe
Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.