Gérard Fesch, fils de Jacques Fesch, a déposé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) devant le Conseil constitutionnel pour réhabiliter son père guillotiné en 1957. Il est l'invité de Mathilde Munos.

Gérard Fesch en 2000
Gérard Fesch en 2000 © AFP / JOEL ROBINE / AFP

Jacques Fesch a été condamné à mort puis exécuté 3 ans plus tard, en 1957, à l'âge de 27 ans.  Il avait été interpellé pendant d'une braquage d'une banque lors lequel il avait tué un policier.  

Aujourd'hui, son fils demande sa réhabilitation : "Si cette requête aboutissait, elle serait très symbolique pour lui, pour la peine de mort". Il se bat pourtant pour un père qu'il n'a pas connu : confié à l'assistance publique à l'âge de 19 jours, il a découvert sa filiation presque par hasard en lisant les journaux.   

"L'homme condamné n'était plus le même que celui exécuté trois ans plus tard" explique-t-il : "Tout homme peut changer et devenir meilleur."  

"Je voudrais que l'histoire retienne l'exemplarité"

Jacques Fesch avait en effet découvert la foi, et s'était converti au catholicisme, au point que l'Église envisage même aujourd'hui sa béatification : "Pour l'instant la loi ne permet pas de réhabiliter un condamné à mort dont la peine a été exécutée, il faut absolument modifier le droit".

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