Quel avenir pour la force Barkhane ciblée deux fois en moins d’une semaine au Mali? Jean-Michel Jacques, député LREM du Morbihan, ex-militaire membres des forces spéciales, vice-président de la commission de la défense nationale et des forces armées, répond aux questions de Mathilde Munos.

Au cœur de l'opération Barkhane
Au cœur de l'opération Barkhane © Radio France / Simon Tivolle

Deux soldats français sont morts ce week-end au Mali, qui s’ajoutent aux trois tués quelques jours auparavant et auxquels un hommage sera rendu ce lundi. Ces 5 militaires ont perdu la vie à cause de bombes cachées sous des routes : "C'est un bilan qui est toujours trop lourd, mais on peut parler de ce qui a été fait", réagit Jean-Michel Jacques en parlant des opérations Cerval et Barkhane. Le bilan à ce jour : "Il y a des effets concrets sur le terrain, nos partenaires maliens commencent à mieux occuper le terrain, en terme de formation, d'efficacité : on va dans le bon sens. Depuis quelques mois, grâce à des frappes des victoires militaires de l'armée française, les forces terroristes ont été destructurées, ce qui a permis à l'armée malienne de mieux prendre possession du terrain. On sent quelque chose de positif depuis ces derniers mois". 

Accompagner les partenaires africains dans la lutte anti-terroriste

"L'action terroriste se fait toujours à un moment où l'on ne l'attend pas, ce qui faut absolument, c'est avoir du renseignement humain, militaire, et une occupation sur le terrain par les pays souverains chez eux, le plus vite possible. On vient de loin : certains pays africains ont du mal à assurer la protection de leur population, ça demande la mise en place de ressources humaines, de formations. Il y a un gros travail de structuration des états, c'est tout ça qu'il y a à mettre en place".

"Il est nécessaire d'accompagner ces pays, le Mali et nos partenaires africains, sinon le terrorisme trouvera là une plateforme. On y est pour des décennies, la question c'est le format : là, il y a 5000 hommes pour une surface grande comme l'Europe. Il faut que nos partenaires africains prennent beaucoup plus leurs parts et que les forces européennes les accompagnent. La France prend une grosse part, mais de plus en plus de pays européens le font aussi". 

Les invités
L'équipe
Contact