Laurence Vanceunebrock, députée LREM de l’Allier, se bat contre "les pratiques de conversion" qui visent à faire changer d'orientation sexuelle les personnes gay. Elle est l'invitée de Mathilde Munos.

Une proposition de loi vise à interdire les "thérapies de conversion", souvent menée dans un cadre religieux, en France
Une proposition de loi vise à interdire les "thérapies de conversion", souvent menée dans un cadre religieux, en France © AFP / Maciej Luczniewski / NurPhoto

"Les thérapies de conversion se retrouvent sous plusieurs formes, des thérapies religieuses, médicales et sociétales, ces dernières obligent certains parents, dans des familles très pratiquantes, à envoyer leurs enfants vers le prêtre, l'imam" explique Laurence Vanceunebrock.

Ce peut être des "prêches répétés, des séances d'exorcisme", dit-elle en citant des images visionnées dans le nord de la France, "des techniques moyenâgeuses" assez effrayantes, qui l'ont "sidérée" explique celle qui a pourtant un passé de policière.

Multiplication des "stage de virilité"

"Dans une ou deux cliniques du sud de la France, on pratique des injections d'hormones, ou des électrochocs (sismothérapie), techniques utilisées en 39-45 sur les résistants ! C'est fait par de vrais médecins, de vrais psychiatres : un témoignage explique qu'au bout d'un 1/4 d'heure d'entretien, des jeunes étaient déjà placé sous perfusion de valium, avec pour conséquences de sévères pertes de mémoire ou des dépressions" relate la députée de l'Allier.

"Malheureusement, les parents parfois envisagent ce genre de thérapie comme un secours, persuadé que la parole de Dieu va sauver leur enfant. D'où l'intérêt de cette proposition de loi, sur ce phénomène qui prend de l'ampleur en France", adossé à des associations sur le terrain qui proposent "stage de virilité" ou d'"aide à la masculinité" : "Rien qu'en trois mois, on a pu comprendre qu'il y a eu au moins une centaine de cas".

"Le problème, c'est qu'en gendarmerie, il y a pas de motif de plainte pour ces stages de conversions, ça sous-entend, que le problème n'existe pas. Il faut pouvoir insérer ces infractions dans le code pénal pour permettre aux victimes d'être entendues".

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