Alors que le Président appelle à voyager en France cet été, René-Marc Chikli, président de l'association des Tours Opérateurs (SETO) est notre invité du 6h20.

L'appel du président Macron à rester en France, est-ce ce que les voyagistes attendaient ? "Pas vraiment, notre métier, c'est de faire voyager les gens en France mais aussi ailleurs", estime René-Marc Chikli, président de l'association des Tours Opérateurs, qui explique que les voyages à l'étranger représentent deux tiers de l'activité. 

"Il y a une forte demande pour la France, mais ce sont des gens qui avaient déjà programmé d'aller en France. Aujourd'hui la France accueille beaucoup de touristes français, mais ça ne va pas combler l'insuffisance des touristes étrangers", explique-t-il. 

Le pays le plus demandé actuellement reste la Grèce, suivie par l'Espagne, "qui a laissé ouvertes pas mal de destinations comme les Baléares ou les Canaries (...). Et paradoxalement, on a déjà beaucoup de réservations sur le Maroc et la Tunisie", dont on ne sait pas encore si ces destinations seront ouvertes cet été. "Les clients n'hésitent pas à réserver sur des destinations pas encore ouvertes", selon René Marc Chickli. On devait connaître la liste des pays ouverts jeudi, ce sera peut-être vendredi... ou plus tard.

Quid des prix ? S'il y a une hausse légère des tarifs, "on ne sait pas comment va s'orienter la compétition entre les pays, puisque pour l'instant ils ne sont pas tous ouverts. Mais la tendance est un peu à la hausse", contrairement aux locations de voitures dont le prix explose. 

Au début du mois de mars 2020, les voyagistes devaient rembourser les clients sous 14 jours. Le gouvernement a finalement autorisé un remboursement sous 18 mois : "Ces remboursements vont intervenir sous deux formes : parfois ils sont déjà intervenus, imputés sur des voyages en 2020 ou 2021, ou ils le seront peut-être sur des séjours plus tard. Et pour ceux qui le souhaitent, le remboursement aura bien lieu." Des sommes qui sont estimées, au total, à entre un milliard et un milliards et demi d'euros : "Nous sommes sous perfusion avec les aides aux entreprises. Mais l'interruption de ces aides pourrait amener des faillites. Mais il n'y a pas de risque pour les clients, les avoirs sont garantis".

  • Légende du visuel principal: Ou pourrons-nous voyager cet été? © AFP / Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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