Plus aucune usine ne tourne dans la province de Wuhan, en quarantaine à cause de l'épidémie de coronavirus. Pour étudier l'impact économique de cette crise sanitaire, Ana Boata, directrice de recherche macroéconomique chez Euler Hermes, est l'invitée de Mathilde Munos.

"L'impact n' est pas négligeable, de -1 point [de croissance] sur le premier trimestre par rapport au SRAS" explique Ana Boata. 

"Ce qui change c'est la réactivité des autorités chinoises pour rassurer les marchés" 

"Ces derniers anticipent les impacts sur l'économie mondiale" poursuit l'économiste, qui concède que "ça arrive au mauvais moment, après une récession du secteur manufacturier dans un environnement où les incertitudes sont assez fortes."   

"Au 1er trimestre, on attend une baisse de -0,3 points de croissance en Chine" affirme encore Ana Boata : "Sur l'électronique, on pourrait avoir quelques perturbations sur la chaîne de valeur (...) En septembre, on pourrait voir les premiers impacts avec un décalage important". Selon elle, "les pays les plus pénalisés sont les plus proches : Hong Kong, par exemple, qui était pourtant déjà en récession (...) En Europe, ce sera plutôt l'Allemagne et l'Italie, la France ne sera pas parmi les pays les plus exposés par l'exportation".

  • Légende du visuel principal: Chaîne d'assemblage automobile chez Dongfeng Honda à Wuhan, en Chine © AFP / STR / AFP
Les invités
  • Ana Boatadirectrice de recherche macroéconomique chez Euler Hermes
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