A partir du 15 mars les pharmaciens seront autorisés à administrer le vaccin AstraZeneca. Gilles Bonnefond, président de l’Union des Syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) est notre invité de 6h20

Dès le 15 mars 2021 les pharmaciens vont pouvoir vacciner avec l'Astrazeneca
Dès le 15 mars 2021 les pharmaciens vont pouvoir vacciner avec l'Astrazeneca © AFP / Christophe ARCHAMBAULT / AFP

Les premières injections dans les oficines auront lieu à partir du 15 mars, a annoncé Olivier Véran. "On est en train de faire les listes de patients éligibles, ceux qui ont entre 50 et 74 ans et qui ont des risques de comorbidités", selon Gilles Bonnefond, président de l’Union des Syndicats de pharmaciens d’officine. "On va pouvoir contribuer à l'effort de vaccination en mettant des vaccins à destination des patients, en complément des médecins, des infirmières et des sages-femmes", ajoute-t-il. 

"Il vaut mieux prendre rendez-vous, car le nombre de vaccins sera contingenté au départ. On n'aura pas le nombre de doses maximum, et on va se répartir les doses entre les médecins, les infirmiers et les pharmaciens", précise Gilles Bonnefond, ajoutant que les vaccins étant conditionnés par flacons de dix doses, "il faut faire des groupes de dix patients et utiliser le flacon dans un délai très rapide, puis prendre rendez-vous 12 semaines plus tard pour faire le renouvellement". 

C'est sûr, le téléphone va chauffer, comme ça a été le cas pour le vaccin contre la grippe.

Mais "l'avantage d'une pharmacie, c'est qu'en moyenne cinq personnes y travaillent, ce qui permet d'absorber les surcharges de travail", explique Gilles Bonnefond, qui rappelle que pour la grippe, les pharmaciens avaient pu vacciner 1,3 million de personnes en une semaine, et 3,7 millions en cinq semaines

Quelque 18 500 pharmacies ont obtenu l'agrément pour injecter des pharmacies, "et souvent on travaille à deux ou trois pharmaciens formés pour injecter", assure Gilles Bonnefond, qui ajoute, sur les points pratiques, que la chaîne du froid du vaccin AstraZeneca sera bien conservée (les pharmacies peuvent aussi injecter les vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna, mais avec "des contraintes logistiques un peu plus importantes"), et que des espaces de confidentialité seront assurés dans les pharmacies. 

"La rémunération a été négociée avec l'Assurance maladie : sur l'acte d'injection, nous sommes rémunérés 7,90 euros. Mais ce qui est important, c'est que la vaccination se vaccine le plus vite possible. C'est le seul moyen que nous ayons pour empêcher le virus de continuer à faire autant de dégâts", conclut Gilles Bonnefond.

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  • Gilles BonnefondPrésident de l’Union des Syndicats de pharmaciens d’officine (USPO)
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