Alors que les vétérinaires arrivent en renfort sur le front de la lutte contre le Covid 19, Jacques Guérin, président du Conseil national de l’Ordre des vétérinaires, est l'invité de Mathilde Munos à 6h20.

Une clinique vétérinaire à Paris
Une clinique vétérinaire à Paris © AFP / Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

"Les laboratoires d'analyse vétérinaire ont des capacités déjà éprouvées lors des grandes maladies animales", explique Jacques Guérin, "nous avons une capacité importante en détection des virus. L'idée est d'apporter notre capacité d'analyse pour augmenter la façon de tester la population française", dit-il en rappelant que les vétérinaires sont "dans le créneau central de l'analyse, pas dans celui des prélèvements".
"Il s'agit simplement que les tests soient validés par les autorités de dépistage, les capacités de test seraient ainsi doublées", précise le président du Conseil national de l’Ordre des vétérinaires : "On parle de milliers de tests par jour pour la capacité analytique", mais ce dernier met en avant une possible montée en puissance, pour atteindre entre 50 et 100 000 tests par semaine.
Les laboratoires d'analyses vétérinaires ont des moyens non négligeables, les "automates sont modernes, nous pourrons monter en puissance pour aider la politique de test" poursuit-il.

"Il aurait été anormal de ne pas proposer nos services"

"Médecine humaine et vétérinaire forment une seule santé, c'est naturel pour nous de participer à cet effort" estime Jacques Guérin, qui reconnait que même si "les vétérinaires se sont portés volontaires pour la réserve nationale, ça ne marche pas très bien, le retour est assez médiocre". Il précise enfin, pour rassurer les propriétaires d'animaux que, pendant le confinement, ces derniers assurent toujours les urgences, "tout ce qui ne peut être reporté : accident, détresse respiratoire....".

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