Dominique Gombert, secrétaire général adjoint FO pénitentiaire, est l'invité de Laetitia Gayet après l'agression de deux surveillants à la maison d'arrêt de Condé-sur-Sarthe par un détenu radicalisé.

Le secrétaire général adjoint du syndicat FO pénitentiaire, Dominique Gombert, a dénoncé les conditions de surveillance des détenus radicalisés, au lendemain de l'agression de deux surveillants dans la maison d'arrêt de Condé-sur-Sarthe.

Prison de haute sécurité, Condé-sur-Sarthe a été le théâtre hier d'une prise d'otages de dix heures au terme de laquelle le détenu Michaël Chiolo, qui purge une peine de 30 ans de prison pour arrestation, enlèvement, séquestration suivie de mort et vol avec arme, et d'un an d'emprisonnement pour apologie publique d'acte de terrorisme, a été légèrement blessé. Sa compagne, qui a introduit dans l'établissement pénitentiaire un couteau en céramique, a été tuée dans l'assaut du Raid.

Converti à l'islam en 20210, Michaël Chiolo avait été condamné à un an de prison ferme pour avoir demandé à ses codétenus, à Mulhouse, de "rejouer" l'attaque du Bataclan dans la cour de la maison d'arrêt.

Au micro de Laetitia Gayet, Dominique Gombert a dénoncé les conditions de détention de certains détenus au profil particulier ou dangereux. Son syndicat appelle à la mobilisation et réclame le retour de mesures de contrôle plus fortes pour les visiteurs de ces détenus radicalisés.

  • Légende du visuel principal: La prison de Condé-sur-Sarthe, près d'Alençon. © AFP / JEAN-FRANCOIS MONIER
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