Romain Huret, directeur d’études à l’école des hautes études en sciences sociales et historien des Etats-Unis, et Edward Berenson, historien, directeur de l'institut d'études française à New-York University, sont les invités de Mathilde Munos.

Pour l'historien Edward Berenson, ce qui s'est passé au Capitole, à Washington, "c’est du jamais vu". "La dernière invasion du Capitole, et c’était en 1814 et c’était des soldats britanniques". 

Toutefois on ne peut parler de "tentative de putsch", car "cela n’a pas été organisé par avance comme un coup d’état", mais pour l'historien, "c’est un précédent pour un avenir qui n'est pas bon".

Il rappelle différents moments du mandat de Donald Trump, et "dès le début Trump a incité à la violence". 

Et hier, au moment de l'invasion de ce lien symbolique qu'est le Capitole, Trump "a parlé des deux cotés de sa bouche, il faut être calme dit-il, tout en incitant les gens en disant que l’élection a été volée".

Certains élus républicains parlent maintenant  de destituer Trump avant la fin de son mandat. "Mais je n’y crois pas, c’est trop court. Il y a trop de choses qui se passe. Ce n’est pas une bonne idée", dit Edward Berenson, qui "redoute du terrorisme de droite dans les mois qui viennent". 

Romain Huret, évoquant de l'interruption d'"un moment sacré de la démocratie" américaine", note que les militants qui ont agi mercredi soir, parlent de "leur démocratie". Il rappelle que "depuis longtemps des Conservateurs occupent des lieux symboliques aux États-Unis. Il y a des militants jusqu’au-boutistes, souvent des anciens combattants, qui ont connu la guerre". 

  • Légende du visuel principal: Les manifestants se sont rassemblés pour prendre d'assaut le Capitole et interrompre la session conjointe du 117e Congrès des États-Unis © Getty / Kent Nishimura
Les invités
  • Romain HuretHistorien spécialiste des Etats-Unis au XXème siècle, directeur d'études à l'EHESS
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