La visite en France du président Abdel Fattah al-Sissi pourra-t-elle changer quelque chose au sort du militant égypto-palestinien Ramy Shaath ? Son épouse, Céline Lebrun-Shaat, l'espère. Elle était l'invitée de France Inter mardi matin.

Emmanuel Macron aurait évoqué, mardi, le cas de Ramy Shaat avec son homologue égyptien, le président Al-Sissi. "Je ne sais pas quelle a été la nature de la réponse des autorités égyptiennes mais j'ai espoir de voir mon mari libéré. Peut-être avant Noël, en tout cas je l'espère", témoigne son épouse Céline Lebrun-Shaat, invitée de France Inter mardi matin. "C'est la demande qui est portée par le ministère des Affaires étrangères, j'imagine que c'est aussi celle qui a été formulée par Emmanuel Macron", poursuit-elle. 

Accusé de "terrorisme", Ramy Shaat est détenu depuis près d'un an et demi, "en détention préventive dans l'attente des résultats d'une enquête". En 17 mois, sa détention a été renouvelée 19 fois détaille son épouse, expulsée du pays au moment de son arrestation (après sept ans passés en Egypte) et autorisée depuis à lui parler "deux fois en un an et demi", "la dernière fois c'était le 31 août donc il y a plus de trois mois"

"Se donner les moyens de rappeler à l'Egypte ses obligations"

"Mon mari est détenu pour son militantisme politique, c'est d'ailleurs ce qu'a confirmé le seul interrogatoire auquel il a été soumis par le procureur de la sureté de l'État et au cours duquel les questions portaient sur son choix aux votes des dernières années ou sa participation aux manifestations de 2011 et 2013, etc.", explique Céline Lebrun-Shaat. Elle confie toutefois que le couple "savait" qu'une arrestation "était une possibilité", après avoir vu une "chappe de plomb" étouffer le pays depuis 2012. 

"Mon mari est un homme de principe qui croit profondément en ce qu'il fait et aux idées qu'il défend de manière pacifique et légitime et donc c'est un risque qu'il était prêt à courir." 

Et tandis qu'Emmanuel Macron a refusé, lundi, de conditionner aux droits de l'Homme sa coopération avec l'Egypte, elle estime qu'aujourd'hui, "comme le dit lui-même le chef de l'État, une société civile, forte et dynamique est le meilleur rempart contre l'extrémisme, le terrorisme. Donc il faut se donner les moyens de rappeler à l'Egypte ses obligations sur la scène internationale, en matière de droits humains."

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  • Légende du visuel principal: Céline Lebrun-Shaat espère la libération de son époux. © Radio France /
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