Le test salivaire Easycov, qui permet de dépister le coronavirus à partir d'un prélèvement de salive, a obtenu mardi son remboursement par la sécurité sociale. Alexandra Prieux, présidente de la start-up Skill Cell, qui a développé ce test, répond aux questions de Mathilde Munos.

Le test de dépistage salivaire délivre ses résultats en une quarantaine de minutes
Le test de dépistage salivaire délivre ses résultats en une quarantaine de minutes © AFP / Sylvain THOMAS

Le test EasyCov, prêt depuis plus de six mois, vient d'obtenir son remboursement par la Sécurité Sociale. "On a eu le marquage CE en juin, mais avec des études cliniques limitées : les autorités sanitaires françaises nous ont demandé de continuer les études, et cela a pris du temps", explique Alexandra Prieux, présidente de la start-up Skill Cell, qui a participé au développement de cette solution. "Quand vous voulez faire rembourser un test comme le nôtre, qui est assez innovant et ne rentre pas dans les cases habituelles, il y a toute une structure à faire changer", explique-t-elle, alors même que l'entreprise bénéficiait du soutien du gouvernement.

Le test est remboursé de la même manière que les tests PCR, c'est-à-dire qu'on "ne peut pas le faire tout seul, il nécessite des manipulations par quelqu'un de qualifié" : à l'heure actuelle, il doit donc être réalisé par un laboratoire ou un médecin, "mais le laboratoire a tout à fait le droit de faire le prélèvement et le test ailleurs que dans l'enceinte du laboratoire". Des discussions sont en cours pour que le test soit aussi disponible dans les pharmacies. "On est soumis aux mêmes règles" que les autres tests, explique la dirigeante. 

Selon les arrêtés ministériels qui ont autorisé le test EasyCov, "si le résultat est positif, il est recommandé de le faire confirmer par un test PCR". De même que les tests connus, celui-ci, qui a surtout été vendu à l'étranger dans un premier temps, permet de détecter les variants du virus : "Ce qui a séduit c'est la simplicité du prélèvement, et le fait qu'il n'y a pas besoin de grosses machines de laboratoire (...). En Afrique par exemple, on le fait dans les aéroports : on peut tester tous les passagers d'un A320 en une heure".

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