Jézabel Couppey-Soubeyran, économiste, maître de conférences à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, est l'invitée de Mathilde Munos.

Siège de la Banque Centrale Européenne à Francfort en Allemagne
Siège de la Banque Centrale Européenne à Francfort en Allemagne © AFP / Daniel ROLAND

"Il y a les anti-dettes, les pro-dettes, et ceux qui pensent qu'on peut en annuler une partie et trouver une autre forme de financement, dont je fais partie", plaide l'économiste, "pour éviter un risque de chantage à l'austérité".

"Il faut absolument qu'on puisse dépenser autant que besoin pour dépasser cette crise , mais éviter l'insoutenabilité de la dette"

"Derrière le mécanisme de création monétaire, il y a effectivement quelque chose d'assez magique , mais il ne faut pas totalement fantasmer sur tout cela" précise Jézabel Couppey-Soubeyran : "On imagine pas l'annulation de dettes par des créanciers privés, ce serait désastreux". 

"Si tout le monde accepte cette perte [de la dette], il ne se passera rien d'autre qu'une bouffée d'oxygène"

"Si on raye une partie de la dette détenue par la BCE, on évite d'augmenter la facture, si on ne le fais pas, bien sur que c'est le contribuable qui va payer in fine" affirme la spécialiste.

Les invités
L'équipe
Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.