À l'approche du week-end pascal, les chocolatiers s'inquiètent de perdre une grande partie de leur chiffre d'affaire annuel. Cette période est la deuxième plus importante pour le secteur, derrière Noël, témoigne Sylvain Musquar, chocolatier-pâtissier à Villers-les-Nancy (Meurthe-et-Moselle).

La chocolaterie Didier Girard à Vourles, près de Lyon (Rhône).
La chocolaterie Didier Girard à Vourles, près de Lyon (Rhône). © AFP / Jean-Philippe KSIAZEK

"C'est assez particulier cette année." Comme pour tous les secteurs, les chocolatiers-pâtissiers subissent de plein fouet la crise liée au confinement, pour lutter contre le coronavirus. La période de Pâques est pourtant essentielle pour eux, préparée parfois depuis plusieurs mois, "la seconde période la plus importante après Noël" en terme de chiffre d'affaire : "Ça représente environ 20% du chiffre annuel, on ne peut pas rater cette période", explique à France Inter Sylvain Musquar, chocolatier-pâtissier à Villers-les-Nancy (Meurthe-et-Moselle). "On a des stocks que l'on souhaite vraiment écouler", poursuit-il.  

"Nous avons du fermé dans la première quinzaine. À l'approche des fêtes et dans l'incertitude de pouvoir bénéficier du chômage partiel, nous n'avions pas d'autre choix que de rouvrir la boutique, avec des horaires aménagés et en respectant les gestes barrière", détaille Sylvain Musquar. Le magasin tourne en effet avec une équipe réduite en arrière-boutique et face aux clients, "des vendeuses protégées par un plexiglas pour éviter les contacts avec les clients" qui eux, entrent au compte-goute dans la boutique.  

Éviter la faillite

"Rouvrir c'est uniquement pour limiter les pertes et pouvoir payer mes charges", témoigne Sylvain Musquar, soulagé toutefois d'avoir fini de payer son entreprise il y a six mois. "C'est une question de survie et certains n'y survivront pas."

S'il n'a pas de problème d'approvisionnement, le chocolatier subit toutefois une hausse sur les prix des fruits français mais a décidé de ne pas le répercuter sur les produits. Pour maintenir son activité, Sylvain Musquar a mis en place des livraisons à domicile ("Je passe mes journées à faire des livraisons, ce n'est pas fini et ça va s'accélérer"). Un système de click, call and collect a aussi été instauré.   

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