Au lendemain des annonces de Gérard Collomb sur la police de sécurité du quotidien, l'homme qui est en charge de sa mise en œuvre, Pascal Lalle, directeur central de la sécurité publique, est l'invité de 6h20.

Pascal Lalle, directeur de la Sécurité publique auprès du ministre de l'Intérieur
Pascal Lalle, directeur de la Sécurité publique auprès du ministre de l'Intérieur © AFP / Jacques Demarthon

Gérard Collomb a annoncé que, d'ici à janvier 2019, trente quartiers difficiles bénéficieront de "moyens supplémentaires" - un renfort de 15 à 30 policiers à chaque fois. Trente autres quartiers suivront d'ici 2020. Au total, 1.300 effectifs supplémentaires y seront affectés.

Qualifiant la PSQ de "méthode de travail" et de "nouvel état d'esprit", Gérard Collomb promet la "fin de la politique du chiffre" et de nouvelles modalités dans l'évaluation de l'action policière en associant les Français. 

"Nous ne serons plus dans une politique du chiffre (...) Il nous faut mettre en place une évaluation qui associe la population au travers d'enquêtes de satisfaction. Je propose que ce soient les Français qui évaluent leur police, pas uniquement des séries statistiques", a-t-il avancé.

Le ministre, qui veut donner un second souffle aux instances locales de concertation, promet également une refonte de la formation initiale des policiers pour qu'ils "appréhendent davantage les problématiques sociétales, le management, le relation avec la population".

Pascal Lalle  : "La manière de faire la police va changer, le métier ne changera pas"

"Nous avons avec la PSQ l’ambition de remettre le citoyen au cœur de l’action de police. Nous aurons des moyens nouveaux, en matière de bâtiments et d’équipements". 

La nouvelle politique se fonde sur les modifications de la loi pénale, notamment  sur la simplification des procédures, qui devrait libérer du temps pour que les policiers soient plus à l'écoute des citoyens. 

Pascal Lalle  : "Aller aux réunions de quartier, avoir des référents au sein de la population, éducation nationale ou transporteurs. Pour qu’on puisse faire ensemble un diagnostic d’un quartier. 

Est-ce un retour de la police de proximité ? 

Pascal Lalle  : "Le mot de proximité ne doit pas être un tabou. Nous revenons dans cette démarche, résoudre les problèmes des gens, un peu différemment, en demandant aux agents d’aller identifier les problèmes des citoyens." 

Police de sécurité du quotidien : les quartiers et départements sélectionnés
Police de sécurité du quotidien : les quartiers et départements sélectionnés © Visactu / Visactu
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