Députée Modem de Loire-Atlantique, Sarah El HaÏry est l'auteure d’un rapport sur la philanthropie. Elle est l'invitée de Mathilde Munos.

Sarah El HaÏry, députée Modem de Loire-Atlantique
Sarah El HaÏry, députée Modem de Loire-Atlantique © AFP / Estelle Ruiz / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Dans son rapport sur la philanthropie des Français, Sarah El Haïry fait 35 propositions "pour qu'on reconnaisse toutes les générosités, des plus modestes aux plus importantes": dans notre pays, c'est "52 millions de Français bénévoles qui s'engagent", mais aussi la philanthropie du quotidien avec les micro-dons à la caisse des commerces, ou encore les grandes collectes ( par exemple celle mobilisée pour la reconstruction de Notre Dame). Le tout s'élève chaque année à  « huit milliards d'euros" : soit l'équivalent du budget annuel de la justice.

"Notre pays est profondément engagé et philanthrope", soutient la députée, mais "il fallait clarifier le cadre juridique et législatif".

Pour que la générosité soit en bonne santé, il faut que la confiance soit présente.

Elle cite par exemple le cas de "la réserve héréditaire", qui peut-être un frein à la philanthropie : le rapport propose de "revoir le cadre juridique", mais il ne s'agit pas de "construire la philanthropie à la française contre la famille", explique encore celle qui plaide pour "faciliter fiscalement pour le mécénat des entreprises".

Lors des études faites sur le mécénat français, il apparaît que la fiscalité n'est jamais le premier point, mais "c'est pour une cause qui vous touche" affirme Sarah El Haïry : "La philanthropie est une solidarité consentie, qui émerge par la propre volonté des citoyens. Et la plus grande part, ce ne sont pas les grands donateurs mais les Français bénévoles qui donnent de leur temps".

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