Les lycées doivent renforcer le protocole anti-Covid dans les lycées à partir d’aujourd’hui : Jean-Rémi Girard, président du SNALC (syndicat national des lycées) et professeur de français dans un lycée d'Asnières-sur-Seine, est l'invité de Mathilde Munos.

Dans un lycée de Rennes, septembre 2020.
Dans un lycée de Rennes, septembre 2020. © AFP / Damien Meyer / AFP

Dans les lycées, certains cours vont de nouveau se faire à distance, et un appel à la grève est lancé pour demain. Jean-Rémi Girard, président du SNALC, explique, après des propositions faites par le ministère, que "le fait de pouvoir faire des demi-classes va permettre de limiter la distance physique, mais tous les lycées ne pourront le mettre en place et ça ne règle pas le problème, notamment dans les collèges" : "C'était important que le ministre prenne une première décision , mais on continue de penser que nous, établissements scolaires, qui accueillent un cinquième de la population française, sommes le principal lieu de brassage".

le but du jeu, c'est que l'on puisse continuer à enseigner en présentiel, même si ce n'est pas à 100% du temps, explique Jean-Rémi Girard, qui rappelle les leçons tirées du confinement précédent avec les cours à distance : "On a perdu un certain nombre d'élèves, notamment les plus défavorisés."

Solutions trop tardives

"Cette solution des demi groupes est en train d'être mise en place dans l'urgence" alors qu'elle est dans les tiroirs depuis 4 mois, et il explique : "Notre plus grande crainte, c'est qu'on s'y soit mis trop tard".

Jusqu'aux vacances de la Toussaint, il évoque ainsi plus de vingt cas identifiés dans son lycée de Rennes, "et de toutes les façons, on ne sait pas les retracer. Donc forcément les chiffres de l'éducation nationale sont extrêmement partiels.

"La priorité numéro 1, c'est les cantines, il faut absolument diminuer le nombre d'élèves à la cantine, et les demi-classes aident à ça. On a besoin aussi de plus de nettoyages des locaux", explique-t-il encore mais reconnait que les moyens pour cela ne sont pas suffisants partout : "En fait, le problème est le suivant : on a un protocole sur le papier, et on voit ensuite quelles mesures on peut appliquer dans les établissements."

Les invités
  • Jean-Rémi Girardprofesseur de français au collège Georges Brassens de St-Arnoult-en-Yvelines, vice-président national du SNALC (Syndicat de l'Education Nationale)
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