Le navigateur handisport Damien Seguin, qui participe au Vendée Globe, est l'invité de Mathilde Munos.

Le navigateur handisport Damien Seguin au départ du Vendée Globe, le 9 novembre 2020
Le navigateur handisport Damien Seguin au départ du Vendée Globe, le 9 novembre 2020 © AFP / Pierre Bouras / DPPI Media

Il défie les océans avec une seule main droite : Damien Seguin est le premier skipper handisport à participer au Vendée Globe, et il est dans le quatuor de tête. En direct de son bateau, il explique : "Si on m'avait dit au départ que je serais aussi bien placé, j'aurais signé de suite, cette place je ne l'ai pas volée", raconte-t-il en expliquant les conditions "un peu difficiles" de la course.

Quoi qu'il arrive, mon Vendée Globe est déjà réussi

"Michel Desjoyaux disait  : 'le Vendée Globe, c'est une emmerde par jour'", rappelle le skipper qui approche de la zone du 'Pot au Noir', "une zone sensible : ça peut encore bouger vraiment". 

Des moments de grâce au milieu de l'océan

Il reste encore du temps avant la fin de la course : "À peu près encore trois semaines avant de rejoindre les Sables-d'Olonne, la fatigue est bien présente après 65 jours en mer, sur le pont matin, midi, soir, la nuit, mais c'est une telle joie d'être dans le chemin du retour"."On a des moments de grâce où l'on est vraiment en harmonie avec les éléments", raconte aussi Damien Seguin après sa rencontre avec des baleines ou des directs avec ceux restés à terre : "Il y a quelques semaines de ça, on a fait un live avec 300 écoles, 9000 gamins, c'était génial!".

Il aime la compétition, et cette course en particulier qui représente beaucoup : "Ici, la particularité, c'est que je ne suis pas dans une course handi : je me bats contre des valides, mais pour moi, ça ne fait aucune différence, je me bats de la même façon (...) J'ai exactement le même bateau que tout le monde, hormis une adaptation sur le manchon dans le cockpit. C'est le challenge que je me suis lancé, je suis en train de réussir mon pari, être un marin comme les autres".

Il revient sur son récent passage du Cap Horn, "un moment symboliquement très fort, le cap le plus mythique, le plus dangereux, sur mon premier Vendée Globe, pour moi c'est un rêve éveillé".

Mais avec cet enthousiasme apparent, il confie que les coups de mou existent aussi, "plusieurs fois par jour" : "Les journées sont longues, il fait froid, mais en fait non, on est très bien sur notre bateau : on vit une parenthèse enviable dans ce contexte mondial"

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