"Je ne sais pas qui peut garantir que cette distanciation sera respectée du matin au soir" témoigne David Planche, directeur de l'école élémentaire La Roue A. à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).

Une école primaire et maternelle se prépare à recevoir 40 élèves dans les classes et dans la cour le 12 mai après le confinement dû au coronavirus. Masques, mesures barrières et jeux  interdits.
Une école primaire et maternelle se prépare à recevoir 40 élèves dans les classes et dans la cour le 12 mai après le confinement dû au coronavirus. Masques, mesures barrières et jeux interdits. © Radio France / Thierry Colin

C'est un véritable casse-tête pour les enseignants. Pour l'école élémentaire La Roue A à Fontenay-aux- Roses (Hauts-de-Seine), le retour des premiers élèves s'effectuera jeudi, avec le première vague d'enfants de grande section, CP et CM2. "La rentrée restera progressive et nous n'accueillerons les autres niveaux qu'à partir du 25 mai", témoigne le directeur David Planche, invité du 5/7 de France Inter.  

La principale inquiétude de cet enseignant réside dans l'application de la distanciation physique entre les élèves. "Je ne sais pas qui peut garantir que cette distanciation sera respectée du matin au soir", dit-il.  Pour la récréation, il y aura "des groupes de 15 élèves ne se croiseront jamais" et dans chaque groupe cela "va être un apprentissage". "Sans ballons, il va falloir trouver des activités où les enfants ne s'approchent pas a plus d'un mètre les uns les autres."

Dans cette école des Hauts-de-Seine, le repas du midi sera servi sur place, mais la salle de restauration sera nettoyée "pendant un quart d'heure" entre chaque passage d'un groupe de 15 élèves.  

Sur le plan pédagogique, enfin, la difficulté est "d'assurer le suivi à la fois pour ceux qui vont reprendre à l'école et gérer aussi ceux qui restent à la maison". Certains enseignants restent aussi chez eux et "vont élargir leur champ d'intervention" au-delà de leurs propres élèves. "Le problème se posera à partir du 25 mai pour les élèves qui resteront toujours à la maison, pour ne pas les laisser livrés a eux même", témoigne encore David Planche. 

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