Camille Schmoll, chercheuse à l’université de Paris Diderot et membre de l’Institut universitaire de France pour la politique migratoire européenne est l'invitée de Pierre Weill.

A bord de l'Aquarius le 12 juin 2018 dans l'attente d'un accueil en Espagne
A bord de l'Aquarius le 12 juin 2018 dans l'attente d'un accueil en Espagne © AFP / KARPOV / SOS MEDITERRANEE

Camille Schmoll : "On ne peut pas s’étonner de la réaction de l’Italie, Salvini avait annoncé cette réaction. Par contre la surprise des états européens est étonnante. En fait c'est un échec des institutions européennes pour trouver une solution, depuis que l’Italie est seule face à ce problème. Ça va se rejouer dans les prochaines semaines.

Quant au silence gêné de la France avant de dénoncer le cynisme de l’Italie, "C’est préoccupant et révélateur de l’incapacité de la France de se saisir du problème de manière pragmatique. On est toujours dans une approche inquiète du sujet. La France avait essayé de mener des réflexions au niveau européen sur une re localisation des migrants. Mais, la crise migratoire est une crise des états ; ce n’est pas une crise des flux. Ils arrivent par la mer car les autres voies sont fermées"

Depuis deux ans les flux ont diminué. "Il faut remettre en question le règlement « Dublin » et se saisir de la question de l’asile, arrêter d’alimenter le sentiment d’invasion" selon Camille Schmoll.

Les états européens ne sont pas prêts

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