Selon une étude du Conseil d'analyse économique, les 20% des ménages les plus modestes n'ont pas réussi à épargner plus que d'habitude entre mars et août et se sont même endettés. Philippe Martin, président délégué du Conseil d'analyse économique est l'invité de Mathilde Munos.

les 20% des ménages les plus modestes n'ont pas réussi à épargner plus pendant le confinement, estime le Conseil d'analyses économiques
les 20% des ménages les plus modestes n'ont pas réussi à épargner plus pendant le confinement, estime le Conseil d'analyses économiques © AFP / Georges Gonon-Guillermas / Hans Lucas

Quasiment 50 milliards d’euros : joli pactole mis de côté par les Français depuis le confinement, en plus de leur épargne habituelle…Mais d'où vient cet argent ?
Le Conseil d'analyse économique a enquêté, et vient de sortir une étude : "Cette épargne a été concentrée sur les 20% des Français qui ont le niveau de vie le plus élevée", explique Philippe Martin, "pendant le confinement, on a réduit notre consommation, on a eu un surcroit d'épargne, mais pour un certain nombre de ménages, il y a eu aussi une baisse du revenu".

Une épargne facile

Pour les ménages les plus aisés : restos, cultures, voyages, toutes ces dépenses n'ont pas été réalisées, mais elles n'ont pas été investi pour autant en épargne: "Il se peut en effet que cette épargne soit dépensée à nouveau, donc les ménages ne veulent pas d'une épargne trop difficile, mais à disposition, facile. Ce ne sont pas de fortes sommes : d'un coté vous avez beaucoup épargné, et de l'autre coté, c'est un peu de désépargne ou rien du tout".

"Sans consommation, il peut y avoir une baisse des décisions d'embauche, on rentre dans une récession encore plus grave, c'est le cercle vicieux qu'il faut absolument éviter".

Priorité aux ménages les moins aisés

"La priorité ce serait d'aider les ménages modestes", avec des situations très différentes, comme les étudiants, ou les salariés à temps partiel : "On a utilisé des données de carte bancaire; on voit un rebond très fort de la consommation, puis à la fin septembre un essoufflement, avec les conditions sanitaires qui se dégradent à nouveau". 

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