Alors que l'auteur présumé de l'attentat de Strasbourg a été abattu jeudi soir par la police, après deux jours de traque, Roland Ries, maire de la ville, est l'invité de Mathilde Munos.

Roland Ries devant des bouquets de fleurs déposées dans la rue en hommage aux victimes de la fusillade mortelle à Strasbourg, le 12 décembre 2018.
Roland Ries devant des bouquets de fleurs déposées dans la rue en hommage aux victimes de la fusillade mortelle à Strasbourg, le 12 décembre 2018. © AFP / Patrick HERTZOG

Le maire de Strasbourg Roland Ries a exprimé son "grand soulagement", quelques heures après la mort de Cherif Chekatt, tireur présumé lors de l'attaque du marché de Noël mardi soir.

"Pendant 48 heures, j'ai attendu ce moment, et je suis vraiment soulagé, comme tous les Strasbourgeois, et en particulier les habitants de Neudorf [où le terroriste a été abattu par la police] qui, je le rappelle, ont hier soir applaudi les forces de l'ordre", a-t-il ajouté.                       Il a tenu à saluer l'effort de la police. "J'ai une immense reconnaissance pour le travail fourni par ces forces de l'ordre, même s'il a duré 48 heures, mais le résultat est là et maintenant, la vie peut reprendre", a affirmé l'élu. 

Avant d'insister : "Ça ne devait pas durer. Je suis vraiment très heureux que l'épilogue soit arrivé hier soir, après que nous ayons décidé avec le ministre, de toute façon, de relancer le marché de Noël aujourd'hui, alors que nous ne savions pas que nous étions sur le point de terminer ce cauchemar".                      

Il n'y n'aura donc pas de procès du principal suspect. "Je le regrette, dans la mesure où j'aurais souhaité qu'il puisse rendre compte publiquement de ses actes horribles, mais en même temps, moi je suis soulagé, parce que ce cauchemar se termine dans les circonstances que l'on sait. Après tout, des sommations lui avaient été faites, il a répondu en ouvrant le feu, les policiers n'avaient pas d'autres choix que de riposter", a expliqué Roland Ries.

Malgré tout, le risque terroriste "demeure". "C'est vrai qu'on a, statistiquement, davantage de fichés S chez nous, à Strasbourg et dans le Bas-Rhin, que dans la moyenne française", a affirmé le maire de Strasbourg. 

"Certains disent que ça pourrait être la proximité de la frontière, d'autres disent que Strasbourg est plutôt une ville opulente et que autant s'attaquer à une ville opulente parce qu'il y a aussi, toujours derrière cela, un arrière-plan un peu crapuleux. Et puis, Strasbourg est une capitale européenne très en vue, qui est connue à travers le monde et donc la notoriété de cette action terroriste est multipliée", a-t-il ajouté.                      

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