Patrick Lacoste, urbaniste, membre de l’association Centre-ville pour tous à Marseille, est l'invité de Mathilde Munos

Les secours le 5 novembre 2018 autour des immeubles écroulés à Marseille
Les secours le 5 novembre 2018 autour des immeubles écroulés à Marseille © AFP / HO, Loic AEDO / BMPM/SM Aedo / AFP

La mairie de Marseille a été perquisitionnée et de nouveaux quatre immeubles délabrés préventivement évacués : le drame de la semaine dernière constitue-t-il un déclic ? La mairie essuie une pluie de critiques. Qu'a fait le maire Jean-Claude Gaudin en matière de logement en 23 ans de mandat ?

Patrick Lacoste : "C’est une équipe entière qui est en cause. A Noailles, il n'y a pas d’école et pas de centre social. Il y a une forte responsabilité de l’Etat. Donc ce n’est pas une question de démission, j’espère que la justice fera son travail rapidement. La ville pourrait attaquer frontalement les marchands de sommeil, il faut arrêter avec l’indolence qu’il y a avec les marchands de sommeil. Il y a peu de volonté de les attaquer, la justice doit se pencher sérieusement là-dessus". 

500 immeubles très dégradés et dangereux ont été repérés en 2002 lors d’un accord d’éradication des immeubles très dangereux, seulement le quart a été détruit. 

En 2010  il y avait 5% de logement social dans le 1e arrondissement, aujourd’hui c'est 4%. 

Un rapport de 2015 parle de 40 000 logements potentiellement dangereux dans Marseille. L’agence nationale de l'habitat a distribué seulement 129 dossiers de réhabilitation l’an dernier. 

Patrick Lacoste : "Nous souhaitons que l’état et la ville rachète les 200 immeubles dangereux en centre ville, et les transforme en logement social"

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