Le référendum proposé par Emmanuel Macron serait l'occasion d'interroger les Français "pour savoir s'ils veulent une République plus écologique, face à l'urgence climatique", juge le co-président du comité de gouvernance pour la Convention citoyenne pour le climat Thierry Pech.

 Emmanuel Macron, avec les membres de la Convention climat lundi soir.
Emmanuel Macron, avec les membres de la Convention climat lundi soir. © AFP / Thibault Camus

"La République garantit la préservation de la biodiversité, de l'environnement et la lutte contre le dérèglement climatique" : voilà la phrase que le gouvernement souhaite inscrire dans l'article premier de la Constitution. Et "ce n'est pas cosmétique" pour Thierry Pech, co-président du comité de gouvernance pour la Convention citoyenne pour le climat. "Si jamais était adopté cet article premier selon la révision proposée, cela aurait des conséquences, notamment pour le Conseil constitutionnel qui pourrait censurer, sur cette base, des lois qui ne font pas assez attention au réchauffement climatique, à la biodiversité", explique-t-il. "Cela permettrait aussi aux particuliers, aux associations, aux ONG, de mener des actions contre l'État si jamais ils constatent qu'il n'agit pas."

"C'est un véritable engagement collectif mais aussi un débat symbolique à proposer aux Français pour savoir s'ils veulent une République plus écologique, face à l'urgence climatique. Ce ne serait pas sans conséquences pratiques ou politiques, ce serait un moment de vérité sur son désir d'aller de façon déterminer vers une transition écologique", estime Thierry Pech. 

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