Ce vendredi, débute un débat public pour l'installation d'éoliennes géantes en pleine mer, entre Cherbourg (Manche) et Le Tréport (Seine-Maritime). "La France a pris beaucoup de retard dans l'éolien offshore", juge Yves Marignac, porte-parole de l’association Négawatt, qui milite pour la transition énergétique.

"Il y aura toujours besoin de faire du débat public pour implanter des projets de cette nature et de cette taille, compte-tenu de leur impact positif économiquement ou négatif", estime Yves Marignac, porte-parole de l’association Négawatt, association qui milite pour la transition écologique, au début d'un vaste débat public de six mois pour l'installation d'éoliennes géantes en pleine mer, entre Cherbourg (Manche) et Le Tréport (Seine-Maritime). "Que l'on pense fossile, renouvelable ou nucléaire, la maîtrise des impacts passe par la sobriété et l'efficacité énergétique", explique-t-il sur l'engagement de son association. 

"La France a pris beaucoup de retard dans le développement de l'éolien off-shore, il n'y a pas une seule éolienne en France alors qu'il y a déjà 23 GW installés dans le monde dont pratiquement une vingtaine en Europe dont au Royaume-Uni, ça veut dire qu'il y a un retour d'expérience sur la manière de maîtriser les impacts liés au désordre que provoquent les chantiers, sur la navigation, la pêche, visuel", poursuit-il.  S'il reconnait "qu'aucune énergie renouvelable n'est totalement propre", il faut par ailleurs "prendre conscience qu'elles sont bien plus soutenables que les énergies sur lesquelles nous nous appuyons aujourd'hui", détaille Yves Marignac. "L'éolien ne coûte pas cher", ajoute-t-il. "Le prix moyen est de 65 euros par MWh, c'est compétitif et moins cher que ce qu'on projette sur de nouveaux réacteurs nucléaires, il peut fonctionner plus de la moitié de l'année contrairement à l'éolien terrestre", précise le porte-parole de l’association Négawatt.  

  • Légende du visuel principal: Éoliennes au large des côtes belges © AFP / Eric Feferberg / AFP
Les invités
L'équipe
Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.