Ce mardi est rendu le verdict du procès en appel du journaliste algérien Khaled Drareni, devenu un symbole du combat pour la liberté de la presse dans son pays. Pour en parler, Christophe Deloire, de Reporters sans frontières, et l'une de ses avocates, Aouicha Bekthi, sont les invités de Mathilde Munos à 6h20.

Manifestation de soutien au journaliste algérien Khaled Drareni, à Alger, le 14 septembre 2020
Manifestation de soutien au journaliste algérien Khaled Drareni, à Alger, le 14 septembre 2020 © AFP / BILLAL BENSALEM / NURPHOTO / NURPHOTO

Incarcéré depuis le 29 mars, le journaliste algérien Khaled Drareni, devenu un symbole du combat pour la liberté de la presse, saura aujourd'hui s'il sort de prison ou non.  Le verdict de son procès en appel est attendu dans le courant de la matinée à la Cour d'Alger.  Il avait été condamné le 10 août dernier à trois ans d'emprisonnement pour "incitation à attroupement non armé" et "atteinte à l'unité nationale". La sentence, d'une sévérité inédite, a surpris et indigné ses confrères.

"Deux articles sont en cause, mais il n'y a rien dans le dossier, à part l'exercice de son métier" explique l'un de ses avocates Aouicha Bekthi. 

"C'est un harcèlement de tous les jours, le pouvoir cherchait à mener une guerre d'usure contre les journalistes" explique le secrétaire général de RSF Christophe Deloire, à propos du journaliste déjà arrêté une dizaine de fois : "Il y a eu aussi des tentatives de corruptions, on est venu l'appâter, mais  il a su résister à l'intimidation et la corruption". 

"Tout ne s'achète pas", "Vive la liberté de la presse" sont des phrases qui lui sont reprochées par la justice (Christophe Deloire)

"La situation est pire qu'à l'époque de Bouteflika", estime Christophe Deloire Deloire, qui rappelle que dans le classement des 180 pays mené sur la liberté de la presse par RSF, l'Algérie est 146e : "un vrai recul" estime-t-il.

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